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Officier·ère des sciences biologiques

OFFICIER·ÈRE | Temps plein


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères des sciences biologiques préviennent et réduisent les menaces à la santé des membres des Forces armées canadiennes (FAC) et améliorent leur rendement opérationnel. Ils élaborent des procédures pratiques, des normes, de l’équipement et des stratégies qui protègent les membres des Forces et les ressources, respectent l’environnement et améliorent l’efficacité. 

Ils sont spécialistes des dimensions humaines des opérations militaires, des processus liés à l’environnement et de la santé et de la sécurité au travail, de même que des rôles, des capacités et des besoins des membres des FAC. Leur fonction première est d’optimiser l’interaction humaine avec les systèmes militaires au moyen de l’interprétation et de l’application des normes et des pratiques scientifiques actuelles dans les domaines suivants : 

Recherche appliquée et développement, notamment :

  • Étude de la réaction humaine au stress du milieu;
  • Développement, mise à l’essai et évaluation de vêtements et d’équipement de protection;
  • Analyse de l’interface homme-machine et conception de systèmes;
  • Analyse des facteurs humains des accidents;
  • Exploitation de la technologie en vue d’améliorer la santé, la sécurité et la capacité humaine; et
  • Soutien en hygiène du travail (évaluation des risques pour la santé et des risques liés aux lieux de travail et à l’équipement des FAC).

Formation à haut risque des membres des FAC (pour les aider à fonctionner de façon efficace et sécuritaire lorsqu’ils font face à des menaces pour la santé qui sont liées à l’environnement, au travail et aux opérations), qui comprend :

  • Contre-mesures propres à la menace;
  • Utilisation de l’équipement de protection; et
  • Entraînement médical opérationnel.

Environnement de travail

Les officier·ères des sciences biologiques travaillent dans le Centre des services de santé des Forces canadiennes, les instituts de recherche des Forces canadiennes, ou les unités de formation. Ils peuvent être affectés à une équipe d’évaluation des risques pour la santé ou à l’École de survie et de médecine de l’air des Forces. Ils peuvent être affectés au soutien des opérations de l’Armée canadienne, de la Marine royale canadienne ou de l’Aviation royale canadienne, au Canada ou dans le monde.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Officier·ère des sciences biologiques

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : Je suis le Major Gabrielle Chafé, originaire de Dieppe au Nouveau-Brunswick, un officier des sciences biologiques au Centre de médecine environnementale des Forces canadiennes, à Toronto.

Les officiers des sciences biologiques sont des spécialistes militaires dont le travail est axé sur la santé au travail et l’hygiène du milieu ainsi que sur les interactions humaines sûres et efficaces avec les systèmes et le matériel militaire. Ils adoptent une approche fondée sur la science en matière de prévention, de recensement et d’atténuation des risques pour la santé des membres des Forces armées canadiennes; ils s’efforcent également d’améliorer leur rendement opérationnel tout en garantissant leur sécurité.

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : Le rôle d’un officier des sciences biologiques est très divers. En facteurs humains et en ergonomie, on regarde l’interaction de l’humain, donc notre soldat, avec l’équipement de protection du soldat, ainsi que l’environnement, que ce soit un véhicule, que ce soit par terre, ou une marche forcée. En hygiène industrielle, on va se mettre en site pour vérifier l’environnement; donc il va avoir un essai de l’air, on va vérifier le sol, on va vérifier s’il y a des contaminations. C’est pour faire sûr que l’environnement est sécuritaire pour nos soldats. Lorsqu’on travaille en physiologie d’aviation, on entraîne les pilotes ainsi que les équipages de bord à reconnaître les symptômes qu’ils peuvent subir lorsqu’ils sont en altitude.

Leur rôle est particulier et varié. Par exemple, ils appliquent des principes éprouvés scientifiquement en matière de recherche et de développement pour étudier la réaction humaine au stress environnemental; ils analysent les interfaces personne-machine et la conception des systèmes; ils mènent des analyses des facteurs humains liés aux accidents d’aéronefs; et ils fournissent un soutien en hygiène du travail à nos troupes en menant des évaluations des risques pour la santé liés aux milieux de travail des Forces armées canadiennes, en garnison ou en déploiement. 

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : Ça dépend de la journée – on peut prendre des mesures anthropométriques, on peut faire des essais avec l’équipement, voir comment le soldat va performer.

Les officiers des sciences biologiques travaillent dans des milieux et des situations que la plupart des gens n’ont pas l’occasion de voir.

Ils participent également à l’instruction des membres des Forces armées canadiennes afin de leur permettre d’accomplir leurs tâches en toute sécurité dans les conditions les plus extrêmes et les milieux les plus hostiles. C’est une merveilleuse façon d’utiliser la science de manière appliquée.

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : On a la chance de travailler avec les trois environnements, donc avec l’air – ce qui veut dire avec les pilotes, avec les avions; mais on a aussi la capacité de travailler avec les soldats sur terre – donc, les équipements de terre, qui est très divers; ainsi que nos marins, on peut travailler soit sur les bateaux ou même avec les équipes de plongée. Donc, c’est très divers avec ce qu’on travaille et ça fait que c’est toujours intéressant.

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : L’aspect le plus cool, c’est travailler avec les soldats tel quel. C’est vraiment de voir comment on peut les aider à mieux faire leur métier, les aider à mieux les protéger. Et c’est pour ça, moi, quand je travaille avec les soldats, c’est ce qui me donne le plus chaud au cœur.

Une fois leur instruction militaire terminée, les officiers des sciences biologiques sont affectés au quartier général des Services de santé des Forces canadiennes, à un établissement de recherche des Forces armées canadiennes ou à une unité d’instruction où ils participeront à un tutorat en cours d’emploi sous la supervision d’un officier supérieur des sciences biologiques. À la suite du tutorat, dont la durée maximale est de 15 mois, ils sont considérés comme opérationnels et capables de travailler de manière autonome.

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : Donc, on va apprendre comment faire un essai sur le champ, à petits pas; on va participer dans un essai en premier et ensuite on sera en charge de faire l’essai. Il y a aussi certains cours à prendre, il y a la possibilité de faire une maîtrise, soit en facteurs humains ou en hygiène industrielle à travers de notre métier.

MAJOR GABRIELLE CHAFÉ : Faire ce métier comme militaire, on a la chance de voyager, de voir toutes sortes d’environnements – beaucoup plus que si on serait au civil. On a aussi la possibilité de voir plusieurs parties du Canada que, autrement, on verrait surtout pas. Ça me rend chaud au cœur de voir que je peux aider les soldats à mieux faire leur travail en protection. Je suis très fière de mon travail.

Emplois civils équivalents

  • Hygiéniste industriel
  • Ergonome
  • Analyste de renseignements médicaux
  • Spécialiste des facteurs humains
  • Gestionnaire scientifique

Instruction

Après l'enrôlement, les officier·ères des sciences biologiques suivent la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

 

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Les officier·ères des sciences biologiques doivent suivre le Cours commun à l’intention des officier·ères des Services de santé (CCOSS), un cours en ligne d’une durée de huit jours accessible sur le Réseau d’apprentissage de la Défense. Le CCOSS initie les officier·ères des sciences biologiques aux politiques et aux procédures des Forces armées canadiennes ainsi qu’à la gestion des ressources humaines des militaires et du personnel civil.

Les officier·ères des sciences biologiques travaillent durant 18 mois sous la supervision d’un officier·ère des sciences biologiques supérieur dans le cadre d’un programme de préceptorat. Ce programme comprend une variété de cours militaires et civils, ainsi que de l’expérience de travail pour faire en sorte que vous atteigniez un niveau opérationnel de rendement et soyez autonome le plus rapidement possible.

Les officier·ères des sciences biologiques pourraient avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées au moyen de cours officiels, de conférences professionnelles et d’une formation en cours d’emploi, entre autres dans les domaines suivants :

  • Leadership militaire;
  • Techniques d’instruction; et
  • Administration et gestion de projets.

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officier·ères des sciences biologiques qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée. Les cours suivants sont inclus :

  • Études supérieures en santé au travail;
  • Études supérieures en facteurs humains; et
  • Physiologie aérospatiale.

Programmes d’enrôlement

Le niveau d’instruction exigé pour ce poste est un baccalauréat avec distinction d’une université reconnue au Canada. Vous devez également répondre aux exigences minimales pour pouvoir vous inscrire à un programme d’études supérieures en ergonomie, ou hygiène. Les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ère sont requises avant toute affectation.

La préséance est donnée aux candidat·es qui possèdent un diplôme en sciences humaines, soit en biologie humaine, ergonomie, hygiène du travail, physiologie humaine, ou biochimie. Les FAC pourraient accepter aussi les demandes de candidat·es qui ont suivi des cours pertinents en sciences humaines, s’ils possèdent un diplôme d’ingénieur dans une discipline connexe comme le génie industriel, environnemental ou chimique.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le recruteur spécialisé des Services de santé:

HSRecruiting-RecrutementSS@forces.gc.ca