Les femmes dans les Forces armées canadiennes

La proportion de femmes parmi ses militaires et les domaines dans lesquels elles peuvent servir font du Canada un chef mondial dans ce domaine. En effet, nos alliés ont en haute estime les Forces armées canadiennes (FAC), qu’ils considèrent à l’avant-garde en matière d’intégration des femmes dans les forces armées.

Le caporal Connie Scuncio, technicienne médicale rattachée au groupement tactique du 2e Bataillon, The Royal Canadian Regiment, exécute ses rondes quotidiennes autour de Gundi Gar.

Aperçu

Égalité des chances

Les femmes peuvent occuper n’importe quel poste au sein des FAC, y compris dans les métiers opérationnels, et peuvent servir dans tous les environnements.

Pour tous les métiers des FAC, les possibilités de carrière et le processus de sélection pour l’instruction, la promotion et l’affectation sont les mêmes pour les hommes et les femmes; la sélection est faite en fonction du grade, des qualifications et du mérite.

Une histoire riche

Depuis plus de 100 ans, les femmes s’impliquent dans le service militaire au Canada et contribuent à la richesse de son histoire et de son patrimoine militaires. Elles se sont intégrées pleinement à tous les emplois et rôles depuis plus de 20 ans, à l’exception du service à bord de sous-marins, que la Marine royale canadienne a finalement rendu accessible aux femmes le 8 mars 2000.

Femmes au sein de l’ARC, 1944
Le personnel du Service féminin de l’Armée canadienne au 3e Centre d’entraînement (de base) du CWAC à Kitchener, en Ontario, le 6 avril 1944. Division féminine de lARC. Photo : Bibliothèque et Archives Canada, PA 133631

L’histoire des femmes dans les FAC

Les premières années

Le nombre de femmes en uniforme a fluctué au cours des ans, et c’est pendant la Seconde Guerre mondiale que les FAC ont accueilli le plus grand nombre de femmes, alors que beaucoup d’entre elles accomplissaient des tâches non traditionnelles.

Après une réduction importante de l’effectif des FAC à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Marine royale canadienne (MRC), l’Armée canadienne (AC) et l’Aviation royale canadienne (ARC) ont de nouveau permis aux femmes de s’enrôler au début des années 1950, bien que leur engagement se limitait alors à des rôles traditionnels dans les domaines de la médecine, des communications, de la logistique et de l’administration.

Nouveaux départs

Le rôle des femmes dans les FAC a commencé à gagner en importance en 1971 après l’examen du Ministère des recommandations faites par la Commission royale d’enquête sur la condition féminine au Canada.

Le Ministère a relevé à 1 500 le plafond limitant le nombre de femmes et a graduellement accru les possibilités d’emploi dans des secteurs non traditionnels, notamment la conduite et la mécanique automobile, la mécanique d’aéronefs, le contrôle de la circulation aérienne, la police militaire et la lutte contre les incendies.

Le Ministère a de nouveau examiné ses politiques en matière de personnel en 1978 et en 1985, après la promulgation, par le Parlement, de la Loi canadienne sur les droits de la personne et l’établissement de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Ministère a modifié ses politiques dans le but de permettre aux femmes de servir à bord des navires de ravitaillement et des embarcations-supports pour plongeurs, dans les bataillons des services de l’Armée de terre, dans les pelotons de la police militaire, dans les unités affectées aux ambulances de campagne et dans la plupart des escadrons aériens.

Le Maj Julia Atherley-Blight, de Harrowsmith (Ontario), commandant adjoint de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (DART) des Forces canadiennes (FC), salue pendant une cérémonie solennelle du jour du Souvenir au camp de la DART à Garhi Dopatta, au Pakistan.

La tradition se poursuit

Au cours du dernier siècle, les femmes qui ont servi dans la Marine, l’Armée de terre et l’Aviation du Canada ont dû surmonter de rudes épreuves. C’est leur détermination, leur dévouement et leur professionnalisme qui ont ouvert la porte à tant d’autres femmes.

Ces femmes courageuses ont dû relever de nombreux défis alors qu’elles faisaient leur entrée dans ce qui avait toujours été un milieu masculin. Elles devaient non seulement prouver qu’elles pouvaient faire le travail et y exceller, mais avant tout prouver que, si on leur en donnait l’occasion, elles ne failliraient pas à la tâche.

C’est un gigantesque défi que les femmes ont relevé avec espoir, avec courage et surtout avec succès.

Aujourd’hui, les femmes participent à de nombreuses opérations sur la scène internationale, notamment des opérations de maintien de la paix, de la stabilité ou de la sécurité, de même que des opérations d’aide humanitaire et d’imposition de la paix.

La chef de pont d’envol du détachement aérien du Navire canadien de Sa Majesté FREDERICTON envoie des signaux à l’équipage de pont lors du démarrage d’un hélicoptère CH124 Sea King embarqué lors de l’opération Reassurance, le 3 mars 2015.

Les femmes au combat

L’évolution des politiques

En 1987, les postes et les unités dont le rôle principal était la préparation à une participation directe à des combats sur terre ou en mer, soit l’infanterie, les corps blindés, l’artillerie de campagne, l’artillerie antiaérienne, les transmissions, le génie et les opérations navales, étaient toujours interdits aux femmes.

Le 5 février 1987, le ministre de la Défense nationale procédait à la création d’un bureau chargé d’étudier les répercussions de la présence d’hommes et de femmes dans les unités de combat. Ces essais ont eu lieu dans le cadre du Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat.

Nouveaux métiers

L’accès à tous les postes militaires a été ouvert aux femmes en 1989, à l’exception du service à bord de sous-marins, qui ne leur a été accessible qu’en 2001.

L’intégration des femmes dans les unités de combat a permis de doubler, dans les années 1990, le bassin de recrutement. Elle a également offert la possibilité à tous les citoyens canadiens de servir leur pays en fonction de leurs capacités.

L’avenir

Engagement à l’égard de la diversité

L’histoire des femmes dans le service militaire canadien fait partie intégrante de notre patrimoine militaire national et les réalisations des femmes contribuent à l’intégration complète et équitable des femmes dans notre société et nos institutions nationales.

Nous sommes dans une période d’effervescence pour les femmes, puisqu’il n’y a maintenant plus de limites pour elles sur le plan des possibilités de carrière au sein des FAC.

Le caporal Kristy Doyle, du Centre météorologique mixte de Gagetown et attachée au 4e Régiment d’appui du génie, lit les données qu’affiche le poste d’observation météorologique déployable à Goose Bay, au Labrador, le 18 février 2015, lors de l’exercice Northern Sapper.
Le capitaine Skye Simpson, du 436e Escadron de transport, pilote un C130 Hercules à destination de Caen (France), le 2 juin 2014, en vue de participer au 70e anniversaire du Débarquement de Normandie.
Le Capitaine (Capt) Sarah Heer de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) applique un tracé sur la carte des opérations. Le Capt Heer, en provenance de Guelph, Ontario, est au Sri Lanka afin d’appporter l’aide humanitaire.

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