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Armée Aviation

Conducteur / Conductrice de matériel mobile de soutien

Militaires du rang | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

Les conducteurs de matériel mobile de soutien conduisent des véhicules militaires de toutes sortes, qu’il s’agisse d’automobiles régulières, du matériel de déneigement ou de véhicules tous terrains.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Conduire des autobus, des automobiles, des camions et des gros porteurs
  • Conduire du matériel mobile spécialisé, notamment des camions-citernes, des déneigeuses, des tracteurs et des véhicules tous terrains
  • Recevoir, charger, attacher et décharger du matériel et de l’équipement transportés sur la route
  • Assurer le transport dans le cadre d’opérations de combat et sur le terrain
  • Garder l’équipement en bon état en le nettoyant, en le vérifiant et en réparant les défectuosités mineures
  • À l’aide du Système de gestion informatisé du parc de véhicules, établir les calendriers de répartition et coordonner les demandes de véhicules et d’équipement de la part des utilisateurs
  • Rédiger et tenir à jour les formulaires, les registres et les rapports ayant trait au travail

Environnement de travail

Les conducteurs de matériel mobile de soutien font face à toute une gamme de conditions liées à l’emploi et à l’environnement et doivent conduire un éventail de véhicules et d’équipement de soutien. Les conditions de travail peuvent varier : ils peuvent travailler à l’intérieur comme à l’extérieur, lors d’opérations sur le terrain et de missions à l’étranger.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Conducteur / Conductrice de matériel mobile de soutien

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Je suis le caporal Alexandre Bergeron de la ville de Québec, conducteur de matériel mobile de soutien à la 2e ambulance de campagne à Petawawa, en Ontario.

Des niveleuses aux autobus de troupes, des ambulances de campagne aux camions à benne, les conducteurs de matériel mobile de soutien sont constamment en mouvement. 

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : La raison pourquoi j’ai choisi le métier de conducteur de matériel mobile de soutien, c’était pour la diversité de la machinerie qu’on pouvait opérer, et le défi que ça relève d’opérer chaque machine. On peut parler d’autobus pour transporter des passagers; on peut parler de charriots-élévateurs à fourche pour déplacer de la marchandise et la charger dans les camions; on peut parler de ski-doos; ensuite on peut conduire toutes sortes de machineries lourdes.

Ils conduisent des camions-citernes d’avitaillement pour les F-18 du Canada et les chasse-neige qui maintiennent les pistes dégagées pour les opérations de combat et de chargement. Ils transportent de la nourriture, des fournitures de construction et des munitions, et livrent chaque jour le courrier aux troupes en déploiement. 

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Il y a pas vraiment de journée typique pour un conducteur de matériel mobile de soutien. Par contre, moi, ma journée typique serait de rentrer au travail, m’occuper de toutes les tâches que mon caporal-chef va m’assigner. Ça pourrait être d’utiliser un charriot-élévateur à fourche pour transporter de la marchandise; ça pourrait être de même faire du déneigement l’hiver; et déplacer tout l’équipement nécessaire dans la cour de notre unité.

Ils sont responsables du nettoyage et de l’inspection de leurs véhicules et de la réparation de toute défectuosité mineure qui survient. 

Les conducteurs de matériel mobile de soutien préparent également les horaires de répartition et gèrent les besoins des utilisateurs en véhicules et en équipement à leur unité; ils s’occupent du chargement, de l’arrimage et du déchargement du matériel et de l’équipement transportés par route. 

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Pour être un conducteur de matériel mobile de soutien, ça prend de la patience, ça prend de la dextérité, ça prend de la précision, et ça prend aussi une bonne éthique de travail.

Lors d’opérations, les conducteurs de matériel mobile de soutien sont responsables de protéger leurs propres convois et véhicules contre tout ce que l’ennemi pourrait mettre sur leur chemin. Ils ont des compétences particulières liées à la conduite militaire, y compris la connaissance de la cartographie du champ de bataille, le camouflage et la conduite tactique. De plus, il existe des parcours de formation qui mènent à des tâches vraiment hors du commun, comme le cours de base et avancé de conduite évasive.

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Nous touchons à une très grande variété de véhicules comparé au civil; nous avons beaucoup d’opportunités de voyager et de voir du pays; et chaque journée dans l’armée est différente. L’importance d’un conducteur de matériel mobile de soutien est d’apporter le carburant pour les avions et d’apporter les munitions pour les fantassins et d’apporter la nourriture pour tout le reste des autres soldats. Tout ce qui se transporte, tout ce que les soldats ont besoin pour accomplir leur mission passe par nous.

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Ce que j’aime le plus de mon travail, c’est de pouvoir conduire une très grande variété de machineries. Mon véhicule préféré est celui qu’on utilise pour charger et transporter les conteneurs marins. Le pourquoi : c’est celui qui est un peu plus intéressant, c’est celui qui demande le plus d’expertise pour manœuvrer. 

Une fois leur formation militaire et professionnelle terminée, les conducteurs de matériel mobile de soutien sont affectés à une base de l’Armée de terre, de la Marine, ou de la Force aérienne au Canada. Selon l’endroit où ils sont affectés, les conducteurs de matériel mobile de soutien ont l’occasion d’obtenir leurs qualifications de conducteur sur un large éventail de véhicules. 

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : Dans les premières quelques années de ma carrière, j’ai dû montrer mon intérêt pour pouvoir recevoir des qualifications. Plus d’intérêt que tu donnes, mieux c’est. Tu peux te rendre jusqu’à camion-remorque.

CAPORAL ALEXANDRE BERGERON : J’ai décidé de joindre les Forces armées canadiennes parce que j’avais vu une belle opportunité de me pousser. Mon but ultime dans l’armée serait d’accomplir une mission outremer pour contribuer au succès opérationnel de mon pays.

Emplois civils équivalents

  • Chauffeur d'autobus
  • Conducteur d'équipement de déneigement
  • Répartiteur, véhicules motorisés
  • Chauffeur
  • Chauffeur de camion

Instruction

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Maniement avancé des armes
  • Techniques individuelles de campagne

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Vous suivrez ensuite une formation supplémentaire d’environ 87 jours à Borden, en Ontario. La formation porte sur les sujets suivants :

  • Exploitation de véhicules à transmission manuelle et automatique, y compris les véhicules de modèle militaire réglementaire
  • Opérations sur le terrain, camouflage, techniques de réapprovisionnement
  • Déplacements routiers techniques/administratifs
  • Exploitation des systèmes et composants des véhicules
  • Récupération de véhicule
  • Lecture des cartes militaires
  • Connaissance de base des opérations en terrain d’aviation
  • Marchandises dangereuses
  • Rôle d’instructeur en marchandises dangereuses

Les conducteurs de matériel mobile de soutien peuvent se voir offrir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, notamment :

  • Surveillant de la sécurité
  • Technique de conduite défensive et anti-terroriste
  • Instructeur – technique de conduite défensive et anti-terroriste
  • Instructeur – conduite de camions gros porteurs
  • Instructeur – conduite d'autobus
  • Techniques d'instruction
  • Instructeur – freins à air comprimé
  • Maître conducteur

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les conducteurs de matériel mobile de soutien qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Répartiteur
  • Commandant de section
  • Gestion intermédiaire
  • Gestion de parc automobile

Programmes d’enrôlement

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur dixième année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve, à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les conducteurs de matériel mobile de soutien peuvent servir auprès de l’Armée canadienne ou de l’Aviation royale canadienne. Leur travail consiste à conduire des véhicules militaires en vue de soutenir l’instruction et les opérations des Forces armées canadiennes (FAC). Les conducteurs de matériel mobile de soutien employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein effectuent habituellement leur service dans une base militaire ou au sein d’une escadre ou d’une unité au Canada.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, l’instruction propre au poste de conducteur de matériel mobile de soutien dure environ 70 jours et est dispensée par le Centre d’instruction de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi (les conducteurs de matériel mobile de soutien employés dans la Réserve aérienne effectuent habituellement jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail). Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92,8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.