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Armée Aviation Marine

Cyberopérateur/Cyberopératrice

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En tant que militaire, les cyberopérateurs(trices) mènent des cyberopérations défensives et, lorsque cela est nécessaire et faisable, des cyberopérations actives. Ils sont en liaison avec des ministères et des agences gouvernementales ainsi qu’avec des alliés du Canada, avec qui ils collaborent afin d’accroître la capacité du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC) à offrir un cyberenvironnement sécuritaire. Les cyberopérateurs(trices) surveillent les réseaux de communication des FAC afin de détecter des tentatives d’accès non autorisé et d’intervenir. Ils offrent aussi un soutien numérique répondant aux besoins opérationnels de la Marine, de l’Armée de terre, de l’Aviation et des intervenants interarmées.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Amasser, traiter et analyser des données réseau
  • Détecter les vulnérabilités des réseaux
  • Gérer un environnement de réseaux informatiques
  • Mener des cyberopérations défensives et actives
  • Mettre à profit leurs connaissances en matière de sécurité et de communication dans le domaine de la technologie de l’information
  • Utiliser et conserver des publications ainsi que des dossiers classifiés et non classifiés

Environnement de travail

Les cyberopérateurs(trices) travaillent avec des renseignements extrêmement sensibles, au sein d’environnements à très haute sécurité et d’installations à accès restreint. Ils ont l’obligation de travailler par quarts tout au long de leur carrière, mais ils ont souvent la possibilité d’occuper des postes leur permettant de travailler pendant les heures normales de bureau. Les cyberopérateurs(trices) servent dans les forces maritime, terrestre et aérienne, et lors d’opérations de déploiement partout dans le monde. Ils peuvent aussi être affectés à des postes permutables dans le cadre du programme d’échange de personnel avec les forces armées des États-Unis ou d’autres pays alliés.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Cyberopérateur / Cyberopératrice

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Je suis le caporal-chef Gabriel Cossette de la ville de Québec, cyberopérateur présentement muté à la station des Forces canadiennes Leitrim à Ottawa.

Les cyberopérateurs surveillent les réseaux de communication et de données des Forces armées canadiennes en tout temps afin de répondre aux besoins opérationnels de l’Armée, de la Marine, de la Force aérienne et des forces spéciales. Leurs tâches consistent notamment à recueillir, à traiter et à analyser des données réseau; à détecter les vulnérabilités des réseaux; et à gérer des environnements de réseaux informatiques. Ils mènent des cyberopérations défensives et, lorsqu’il le faut et quand c’est possible, des cyberopérations actives pour sécuriser leurs réseaux.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Le rôle des cyberopérateurs est de surveiller et défendre les réseaux des Forces armées canadiennes. On surveille les communications qui entrent et qui sortent de nos réseaux afin de détecter possiblement des menaces qui ne sont pas encore cataloguées.

Les cyberopérateurs travaillent avec des renseignements de nature extrêmement délicate dans un environnement très sécurisé, généralement dans des installations à accès restreint.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Je pense que le champ de bataille traditionnel tel qu'on le connaît va toujours rester. Mais de nos jours, avec le climat géopolitique, définitivement, le domaine cyber prend de l'importance. L'un des défis de ce métier, c'est de rester à jour avec les méthodes et les techniques des pirates informatiques qui évoluent constamment. Et de plus en plus, il y a des conflits qui se mènent dans ce domaine, que ce soit des individus ou différentes nations.

Les cyberopérateurs collaborent avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux, ainsi qu’avec les alliés du Canada, pour renforcer la capacité du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes à offrir un cyberenvironnement sécurisé.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Le type de personne qui ferait un bon cyberopérateur est une personne qui a une passion pour l'informatique, qui aime comprendre le fonctionnement des choses. Lorsqu'il y a un nouvel incident, ça réveille mon esprit d'analyse et j'ai vraiment hâte de savoir sur quoi je vais tomber pour ensuite déterminer la meilleure façon de remédier à cette attaque. Il n'y a pas de sentiment de satisfaction plus grand.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Ce que j'aime le plus de mon métier, c'est d'être à l'affût de l'évolution du domaine cyber. C'est d'utiliser de l'équipement et des ordinateurs ultra performants. À chaque jour que je rentre au travail, je participe à des opérations – malgré que c’est des opérations qui se passent plus souvent en arrière-plan et que je ne peux pas en parler au public, je ne peux pas en parler avec ma famille – je sais que le travail que je fais est indispensable et ça a une valeur pour moi à tous les jours.

Les cyberopérateurs servent dans les forces maritime, terrestre et aérienne et dans le cadre d’opérations de déploiement partout dans le monde. Ils peuvent aussi être affectés à des postes permutables dans le cadre du programme d’échange de personnel avec les forces armées des États-Unis ou d’autres pays alliés.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Le métier de cyberopérateur est très opérationnel. Chaque jour, il y a des opérations en cours, alors c'est très important de toujours continuer à apprendre et rester au standard de l’industrie. Et c'est pourquoi il est important de savoir s'intégrer à une équipe et non seulement de partager ses connaissances, mais d'en apprendre des autres.

CAPORAL-CHEF GABRIEL COSSETTE : Depuis que je suis tout jeune, j'ai toujours eu une passion pour les ordinateurs et les jeux vidéo. Le domaine cyber est rempli de défis, mais surtout, c'est d'être littéralement payé pour faire quelque chose qui me passionne : travailler sur des opérations militaires qui ont un vrai impact sur la population ou les infrastructures du Canada. J'ai déjà eu plusieurs expériences dans ma courte carrière de cyberopérateur qui m'ont confirmé que j'avais fait le bon choix.

Emplois civils équivalents

  • Analyste de la sécurité Internet
  • Analyste en soutien de réseau
  • Spécialiste d’intervention d’urgence en informatique
  • Cyberjournaliste
  • Vérificateur des systèmes

Instruction

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base (QMB), ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous répondiez à la norme de condition physique des Forces; par conséquent, l’entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Après la QMB, vous suivrez un programme collégial approuvé par les FAC, en sécurité des réseaux informatiques au Willis College à Ottawa, en Ontario. Vous recevrez l'enseignement d'instructeurs civils sur les sujets suivants :

  • Développement de logiciels
  • Connaissance situationnelle des réseaux
  • Réponse aux cyberévénements et signalement
  • Conduite d’analyses

Après avoir réussi le programme collégial, ou si vous détenez déjà un diplôme d’une institution approuvée par les FAC, vous fréquenterez pendant environ seize semaines l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes (EECFC) à Kingston, en Ontario. Par le biais de cours théoriques, de démonstrations, de travaux pratiques et d’exercices de simulation, les notions suivantes seront abordées pendant le cours:

  • Cyberopérations
  • Saisie de données et analyse statique
  • Communications et sécurité des données
  • Utilisation d’équipement auxiliaire

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, notamment grâce aux cours suivants :

  • Évaluations de la vulnérabilité des réseaux
  • Expertise judiciaire en informatique
  • Analyse du renseignement sur les menaces
  • Cybertâches actives
  • Identification et analyse des logiciels malveillants
  • Atténuation des cyberévénements

Les cyberopérateurs(trices) qui manifesteront les aptitudes, le dévouement et les prédispositions nécessaires pourraient être choisis pour des possibilités d’avancement professionnel, d’instruction avancée et de promotions.

Programmes d’enrôlement

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur diplôme d’études secondaires, 5e secondaire au Québec ou l’équivalent, comportant :

  • Mathématiques appliquées de 12e année ou Mathématiques 526 / SN 5 / TS 5 au Québec, ou,
  • Études informatiques de 12e année ou de leur 5e secondaire, informatique ou programmation informatique

Futur programme d'enrôlement : dans le cadre d’une approche progressive visant à pourvoir les postes d’opérateurs cyber au sein des FAC, nous accepterons bientôt les candidatures de personnes ayant déjà suivi un programme collégial approuvé par les FAC (consultez le site Web du FAC-ACE ou contactez le centre de recrutement de votre région pour obtenir plus de renseignements).