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Aviation

Officier·ère du génie aérospatial

OFFICIER·ÈRE | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères du génie aérospatial sont responsables de tous les aspects de l’ingénierie, de la maintenance, de la gestion des aéronefs militaires ainsi que de l’équipement et des installations de soutien des appareils pendant des opérations militaires.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Gérer et superviser le personnel et les ressources nécessaires à l’entretien, à l’inspection et à la réparation des aéronefs
  • Superviser la conception, l’élaboration et la mise à l’essai des nouveaux systèmes ainsi que la modification des systèmes en place, assumer la gestion du cycle de vie des aéronefs et des systèmes d’armes utilisés par l’aviation
  • Participer à la définition de plans, de politiques, de normes et de spécifications qui concernent les aéronefs militaires actuels et futurs ainsi que l’équipement et les installations de soutien des appareils
  • Fournir des avis techniques sur le fonctionnement des aéronefs

Environnement de travail

Les conditions de vie et de travail varient en fonction du type d’emploi et d’environnement. À priori, les officier·ères du génie aérospatial sont affectés à une unité de vol à titre d’officier·ères d’entretien des aéronefs, d’officier·ères de réparation des aéronefs, d’officier·ères du soutien avionique ou d’officier·ères du soutien technique.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Officier·ère du génie aérospatial

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Je suis le capitaine Alexandre Gagné d’Ottawa, un officier du génie aérospatial muté à la 3e escadre de Bagotville. 

Les officiers du génie aérospatial dirigent les équipes de techniciens et d’experts qui assurent la sécurité et le bon fonctionnement des aéronefs militaires canadiens en préparation pour leurs missions attitrées.
 

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : On a une énorme part à jouer dans les opérations journalières et l’état actuel des Forces armées canadiennes comme on le vit aujourd’hui. En tant qu’ingénieur aérospatial, on est le lien entre les opérateurs et les techniciens. Donc notre devoir est de créer des attentes raisonnables pour les opérateurs tout en utilisant nos ressources le plus efficacement possible pour non seulement atteindre l’objectif mais essayer de surpasser les objectifs. Cela fait en sorte que les décisions que moi je prends sont directement reflétées sur le plancher de manière journalière.

Les officiers du génie aérospatial prennent part également à l’acquisition, à la configuration, à la mise en service et à l’essai de nouveaux aéronefs et systèmes d’armes aériennes.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : On est aussi investis dans la longévité de la flotte et les projets futurs qui vont faire en sorte que les Forces armées canadiennes peuvent opérer de manière efficace pour des années à venir. 

Que ce soit dans une escadre au Canada ou en déploiement dans un théâtre d’opérations, les officiers du génie aérospatial mettent chaque jour leurs compétences et la confiance de leur équipe au service du succès de la mission.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Être un ingénieur aérospatial est un défi constant. Ce qui est plaisant du métier, c’est qu’on est préparés à affronter les défis, mais les défis changent de jour à jour. On fait jamais face à la même situation, et on dit qu’on est un peu des pompiers, parce qu’on éteint des feux à la longueur de journée et la nature du feu change constamment.

Les officiers du génie aérospatial dirigent toutes les phases du cycle de vie d’un aéronef. Et ils le font de plusieurs façons. 

La première consiste à s’assurer que le bon équipement est acheté. Les officiers du génie aérospatial travaillent avec les représentants de l’industrie et du gouvernement pour s’assurer que les aéronefs et les systèmes d’armes que le Canada acquiert permettront à l’Aviation royale canadienne de demeurer l’une des forces aériennes les plus avancées au monde sur le plan technologique.

Dans le domaine des opérations de maintenance, les officiers du génie aérospatial sont des gestionnaires : des gestionnaires de ressources, des gestionnaires de personnel et des gestionnaires de risques. Un officier du génie aérospatial utilise son savoir-faire technique pour résoudre les problèmes et pour déterminer si un aéronef est apte au vol. 

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Notre mandat est de créer une équipe dynamique qui réagit à toutes les demandes possibles qui pourraient venir. On sait jamais à quoi s’attendre – les demandes changent à tous les jours, donc on doit être prêts à affronter n’importe quel défi. La dynamique de l’équipe de maintenance fait en sorte que, peu importe le défi, on va savoir l’affronter avec succès.

Cela signifie qu’il faut rester attentif à chaque détail, mais surtout, qu’il faut assurer un leadership intelligent et stable pour le personnel de leur équipe.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : La partie la plus trippante de mon métier est la gamme d’opportunités qui se sont présentées dues au fait que je me suis enrôlé dans les Forces armées canadiennes. Que ce soit des exercices aux États-Unis ou des déploiements internationaux, notamment en Europe, comme j’ai fait en 2018, le métier me permet non seulement de voyager mais d’avoir des expériences qui pourraient jamais être vécues autrement.

À l’issue de leur formation militaire et professionnelle, les officiers du génie aérospatial seront affectés à une escadre ou à un escadron spécialisé dans la recherche et le sauvetage, le transport aérien, la patrouille à long rayon d’action, l’aviation tactique, les hélicoptères maritimes ou les chasseurs, ou ils pourraient être affectés à une équipe travaillant sur un large éventail de projets de génie aérospatial.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Une fois la formation d’ingénieur aérospatial est terminée, à Borden, on se voit muté à notre première mutation. Cette mutation peut varier, dépendant des préférences personnelles ainsi que des préférences de la flotte, mais on se voit muté dans un des trois secteurs principaux du métier, soit les opérations de maintenance, le support aux opérations ou la gestion de projets.

Au cours de leur carrière, les officiers du génie aérospatial peuvent avoir la possibilité de travailler dans un certain nombre de sous-spécialités. Les officiers du génie aérospatial jouent un rôle émergent dans les opérations spatiales, tandis que les postes au Centre d’essais techniques (Aérospatiale), ainsi qu’à l’Escadron de soutien technique des télécommunications et des moyens aérospatiaux, offrent des possibilités aux officiers qui s’intéressent à l’ingénierie lourde.

Les officiers du génie aérospatial servent également dans la Réserve des Forces armées canadiennes.

Et parce que le génie aérospatial est une profession très technique, les officiers ont de grandes possibilités d’études supérieures tout au long de leur carrière.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Le métier d’ingénieur aérospatial permet beaucoup d’opportunités de perfectionnement professionnel, soit des maîtrises subventionnées avec une grande gamme de sujets, mais aussi le métier offre de nombreuses mutations internationales, soit aux États-Unis, en Allemagne, ou dans d’autres pays.

CAPITAINE ALEXANDRE GAGNÉ : Ce qui me rend le plus fier de mon métier, c’est qu’on est directement impliqués dans les opérations locales, nationales, mais aussi internationales. On est investis dans la communauté, mais on a aussi une présence globale.

Emplois civils équivalents

  • Ingénieur aérospatial
  • Directeur·trice de projet technique

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officier·ères, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

L’instruction permet de s’assurer que vous vous familiarisez avec les opérations d’une escadre aérienne et les fonctions associées à ce poste. Cette instruction vous permettra aussi d’acquérir une expérience pratique du travail avec des technicien·nes et des superviseurs de la maintenance des aéronefs tout en vous familiarisant avec la maintenance de différents types d’aéronefs.

Au départ, les officier·ères du génie aérospatial assistent à un cours d’orientation, qui les initie à la branche des opérations aériennes, à la profession et aux principes fondamentaux de la sécurité liée au travail à proximité d’un aéronef. Par la suite, ils suivent deux phases d’instruction pratique qui se déroulent normalement durant l’été, variant de 8 à 11 semaines. Après cette formation, ils assistent à un cours élémentaire de 8 mois, en anglais ou en français, à l’École de technologie et de génie aérospatial des Forces canadiennes, à Borden, en Ontario. Ce dernier, qui comprend des exercices théoriques et pratiques, porte sur les compétences en leadership, en gestion et en administration, ainsi que sur les principes fondamentaux de l’aéronautique dans des domaines comme les opérations, la maintenance et la sécurité.

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Compétences en administration et en gestion
  • Instruction de niveau supérieur en génie

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un baccalauréat en génie ou un diplôme universitaire en sciences appliquées, en informatique, en gestion du génie ou en sciences spatiales, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ère sont requises avant toute affectation.

Programme de formation des officier·ères de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officier·ères des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officier·ères en intégrant le programme du Collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officier·ères peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études subventionnées.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de la Force aérienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les officier·ères du génie aérospatial employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Trouvez un centre de recrutement

Ce poste est ouvert uniquement aux membres de la Force régulière qui ont reçu l’instruction destinée aux officier·ères du génie aérospatial et qui souhaitent être mutés dans la Force de réserve, de même qu’aux anciens militaires qualifiés à titre d’officier·ères du génie aérospatial.

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 92.8% du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.