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Aviation

Officier·ère du génie électronique et des communications

OFFICIER·ÈRE | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères du génie électronique et des communications fournissent des services de gestion des télécommunications et de l’information pour soutenir les opérations des Forces armées canadiennes (FAC) au pays et à l’étranger. Précisément, les différentes tâches liées au métier sont :

  • Fournir des services de gestion des télécommunications et de l’information
  • Utiliser et entretenir le système de communications tactiques de l’Aviation royale canadienne ainsi que le système de communications stratégiques
  • Gérer le système de contrôle de la circulation aérienne ainsi que le système électronique
  • Fournir des conseils au sujet de la planification et de l’acquisition d’un système de surveillance basé au sol, d’un système de communication et d’un système de technologie de l’information
  • Coordonner les systèmes de surveillance, de reconnaissance et de communication du renseignement
  • Administrer les systèmes de données, d’information et de gestion des connaissances
  • Participer à la gestion de la gamme complète des radiocommunications terrestres et des télécommunications liées aux radars et systèmes de navigation à haute fréquence (HF) et à fréquence extrêmement haute (EHF), à la guerre électronique, à la cryptographie, au renseignement électronique ainsi qu’à la communication et à la sécurité de réseau

Environnement de travail

Lorsqu’ils sont en service dans une base, une escadre aérienne ou des quartiers généraux en temps de paix, les officier·ères du génie électronique et de communications travaillent dans un environnement semblable à celui des ingénieurs et des gestionnaires civils. Ils peuvent être appelés à servir dans le cadre d’exercices ou d’un déploiement en situation de combat. Ils peuvent également être appelés à travailler au sein de quartiers généraux internationaux, d’un état-major multinational ou dans le cadre d’une mission multinationale.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Officier·ère du génie électronique et des communications

CAPITAINE BORIS TRUDEL : Je suis capitaine Boris Trudel, de la ville de Québec. Je suis un officier du génie électronique et des communications à la 22e escadre de North Bay.

Dans un espace de combat à trois dimensions rempli de systèmes d’armes et de liaisons de données, des communications fiables et des réseaux d’audio-messagerie et numériques sécurisés peuvent faire la différence entre la réussite de la mission et un échec catastrophique.

Les officier du génie électronique et des communications, aussi appelé GE COMM, sont responsables de fournir les capacités de communication requises pour assurer le commandement et le contrôle de tous les exercices et de toutes les opérations militaires.

Les officier·ières du GE COMM assument un rôle de leadership pour permettre à leur personnel hautement qualifié d’accomplir leur travail, tant au pays que dans le cadre de missions partout dans le monde. Ils emploient leurs connaissances et leurs ressources pour assurer des communications fiables qui contribuent à la réussite des missions.

TRUDEL : La contribution de mon métier dans le Forces canadiennes, c’est que les commandants sont incapables de faire leur travail s’il sont pas capables de communiquer l’un avec l’autre. Donc, on établit les façons de communiquer entre les gens, soit par voix, par radio, soit par systèmes d’information, dans les réseaux. C’est vraiment au front de tout ce qui est avancement technologique et ça permet à la force aérienne et aux Forces armées canadiennes de rester habiles et rapides dans leurs opérations.

Les officier du GE COMM veillent à ce l’information voulue parvienne aux décideurs concernés en temps utile. Ils se servent de technologies de pointe pour trouver des solutions qui appuient les opérations partout dans le monde, notamment des systèmes de communications par satellite et par radio au sol, des systèmes de radiodétection et de navigation aérienne, des systèmes de défense aérienne et de gestion de la circulation aérienne, des réseaux classifiés sécurisés, des systèmes de commandement et de contrôle, et de surveillance et de collecte de renseignement, en plus d’établir comment ils s’intègrent et fonctionnent dans un environnement militaire.

Les officier du GE COMM font toujours face à de nouveaux défis et ils peuvent se spécialiser dans divers domaines en expansion, par exemple la cyberguerre et les opérations spatiales. 

Leur rôle est essentiel tant dans la Force régulière que dans la Force de réserve, car rien ne peut être accompli sans communication et sans connectivité. 

TRUDEL : Personnellement, ce que je trouve le plus intéressant du métier, c’est l’avancement qu’on est en train de gagner dans le domaine cybernautique. C’est un domaine qu’on travaille de plus en plus de nos jours ; maintenant c’est de plus en plus important au privé et dans les Forces armées canadiennes, la défense de notre information, la défense de nos réseaux, de s’assurer qu’on est capable d’opérer dans ces environnements-là. De plus en plus, maintenant, on travaille dans ce domaine-là et c’est vraiment très intéressant.

Après leur formation professionnelle initiale, les officier du génie électronique et des communications sont habituellement affectés à une unité opérationnelle où ils occupent un poste de leadership dès leur première journée.

TRUDEL : Donc, quand je suis arrivé à la 22e escadre, le temps d’apprentissage était très court avant d’être en charge d’une troupe de 25 techniciens. C’est vraiment un honneur d’être un officier dans les Forces canadiennes et de pouvoir être en charge de personnel qui sont très intelligents, qui ont des très grandes habiletés techniques. De mon côté, l’adaptation, c’était vraiment très rapide de dire : je dois connaître l’équipement qui est local à la 22e escadre, je dois comprendre sur quoi mes gens travaillent, et c’est ça qui me permet de pouvoir les supporter, de leur donner les outils qu’ils ont besoin pour performer et faire leur travail au jour le jour.

Les officier subalternes sont typiquement affectés à des postes de commandants de troupe ou d’escadrille, de gestionnaires de projet subalternes, ou gestionnaires du cycle de vie du matériel, entre autres.

En tant que commandants de troupe ou d’escadrille, les officier du GE COMM dirigent des équipes allant jusqu’à 30 techniciens hautement qualifiés responsables de fournir des capacités de communication à l’Aviation royale canadienne, de maintenir les réseaux ou de nous défendre contre les cybermenaces. 

En tant que gestionnaires de projet subalternes, les officier du GE COMM peuvent s’attendre à conseiller les dirigeants militaires en matière de conception et d’acquisition de la prochaine génération de systèmes informatiques, de navigation, de radiodétection et de communication, influant sur la façon dont l’Aviation royale canadienne mènera ses opérations de combat à l’avenir.

À titre de gestionnaires du cycle de vie du matériel, les officier du GE COMM sont responsables du soutien en service de systèmes opérationnels essentiels, veillant à leur fonctionnement optimal.

TRUDEL : Si vous voulez faire de quoi qui est excitant, qui est au front de tout ce qui est le futur des communications, tout ce qui est technologie, informatique – c’est vraiment le futur de comment on opère dans les Forces canadiennes. C’est vraiment dans notre métier que ça se passe.

 

TITRE:

Officier·ère du génie électronique et des communications

Emplois civils équivalents

  • Directeur·rice de l’exploitation de réseau
  • Gestionnaire des systèmes de télécommunications et d’information
  • Ingénieur de systèmes d’information
  • Sécurité de réseau et de l’information
  • Gestionnaire de projet de technologie de l’information

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officier·ères, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Vous fréquenterez l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes située à Kingston, en Ontario. Votre formation durera 19 semaines et portera sur les sujets suivants :

  • Organisation de la branche de l’électronique et des communications
  • Systèmes d’information et de communication et gestion des systèmes d’aérodrome
  • Communications militaires et théorie de l’électronique de niveau avancé
  • Planification du soutien relatif aux systèmes d’information et de communication dans le cadre des opérations de déploiement
  • Déploiement de l’équipement lié aux systèmes d’information et de communication
  • Compétences en matière de gestion des opérations

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Cours relatif au système d’information de commandement et de contrôle des opérations aériennes
  • Communications par radio et par satellite
  • Renseignement électronique
  • Sécurité de réseau et des communications
  • Systèmes cryptographiques

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officier·ères du génie électrique et de communications qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée.

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ère sont requises avant toute affectation.

En raison de l’obligation pour les officier·ères des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officier·ères en intégrant le programme du Collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officier·ères peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études subventionnées.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officier·ères, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

Il est également possible de mettre en œuvre un « plan d’apprentissage individuel » qui permet de suivre des cours liés à cet emploi et menant à l’obtention d’un diplôme universitaire; une fois que les cours sont réussis, il est possible d’obtenir un remboursement jusqu’à concurrence de 50% pour vos frais de scolarité et autres frais obligatoires. Les frais de scolarité pour les cours réussis sont remboursables pourvu que l’étudiant ait servi au sein de la Réserve pendant toute la durée de ces cours.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.