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Armée Aviation Marine

Officier·ère du renseignement

OFFICIER·ÈRE | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères du renseignement assurent le soutien de l’activité liée au renseignement militaire dans le cadre des opérations, à la planification et à la prise de décisions à tous les échelons du commandement. Leur travail a un impact direct sur la sécurité militaire et nationale ainsi que sur les relations publiques et politiques du gouvernement.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Cerner et analyser l’information qui pourrait avoir une incidence sur des opérations militaires ainsi que sur des politiques et des objectifs nationaux
  • Commander, diriger et contrôler une unité, une section ou une équipe du renseignement
  • Exploiter et administrer des systèmes de technologie de l’information
  • Donner des conseils au sujet des systèmes perfectionnés de surveillance et de collecte du renseignement et participer à la planification de leur utilisation
  • Protéger les documents ayant une cote de sécurité élevée

Environnement de travail

Les officier·ères du renseignement travaillent généralement dans un environnement administratif, mais ils participent aussi à des opérations locales, nationales et internationales dans diverses conditions.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

OFFICIER·ÈRE DU RENSEIGNEMENT

 

CAPT. CHLOÉ VACHER :


Je suis le Capitaine Chloé Vacher, originaire de Paris en France, et je suis Officier du renseignement dans les Forces armées canadiennes.

 

NARRATEUR :


L’époque où il suffisait de connaître notre ennemi, le lieu où il se trouve et sa façon de combattre est terminée. Le travail des officiers du renseignement consiste à prédire l’avenir dans un monde asymétrique. Les officiers du renseignement doivent faire en sorte que les commandants soient bien informés au sol, dans les airs ou en mer. Les officiers du renseignement doivent comprendre l’environnement opérationnel à mesure que les événements se déroulent et diriger leurs équipes afin de recueillir des renseignements, notamment sur la météo, le terrain, l’ennemi, les gens et la politique.

 

CAPT. CHLOÉ VACHER :


Le métier d'officier du renseignement c'est un métier qui est extrêmement compliqué, qui vient avec beaucoup de défis et de responsabilités. Le rôle principal de l'officier du renseignement, ça va être de conseiller le commandant de son unité ou de sa formation quant à la menace que représentent l'ennemi et ses atouts pour nos propres forces à nous.

 

NARRATEUR :


Le renseignement est à la fois un art et une science. Les officiers du renseignement utilisent des outils informatisés pour aider leurs équipes à analyser une énorme quantité d’information.

 

CAPT. CHLOÉ VACHER :


Le renseignement est à la fois un art et une science. Les officiers du renseignement utilisent des outils informatisés pour aider leurs équipes à analyser une énorme quantité d'information. Pour conseiller le commandant c'est vraiment un travail d'équipe. On est plusieurs dans l'équipe de renseignement, dans la cellule de renseignement. On prend en compte énormément de renseignements de sources différentes. Donc il y a le renseignement de sources ouvertes. Ça peut être de l'imagerie, ça peut être du renseignement électronique. Puis ces sources de renseignement nous permettent de collecter sur l'ennemi, sa présence, ses forces, sa disposition. Puis après nous, c'est notre métier et notre formation professionnelle qui nous permet de tirer des conclusions un peu de ça, puis de présenter notre évaluation au commandant par la suite pour que lui ou elle puisse prendre une décision.

NARRATEUR :

 

Les officiers du renseignement peuvent aussi se servir de leur instinct et de leur formation pour évaluer les situations.

 

CAPT. CHLOÉ VACHER :


Je pense que les gens se rendent compte de plus en plus à quel point le renseignement est important en ce qui concerne les Forces canadiennes. C'est vraiment la base. C'est ce qui conduit les opérations. Si on ne prend pas en compte

le renseignement avant de positionner nos propres troupes, on risque justement de

faire face à l'ennemi à des endroits où on n'était pas nécessairement préparé à le faire, fait que c'est vraiment une question de protection de nos propres forces et également, ça nous permet d'avoir l'avantage sur l'ennemi si on sait où est-ce qu'il se trouve et comment il opère.

 

NARRATEUR :

 

Les officiers du renseignement font beaucoup de rédaction. Tôt dans leur carrière, ils sont appelés à transmettre de l’information à un auditoire très haut placé. Ils doivent devenir à l’aise rapidement et présenter l’information avec assurance.

 

CAPT. CHLOÉ VACHER :


C'est la possibilité de prendre part au cycle décisionnel. Donc on est amené à

briefer des commandants, parfois même des généraux qui, eux par la suite, vont devoir prendre des décisions pour la planification et l'exécution de missions opérationnelles, que ce soit au Canada ou à l'étranger. Donc, l'officier de renseignement a vraiment un rôle crucial dans ce cycle décisionnel. Et c'est quelque chose qui est extrêmement gratifiant.

 

Dans le cas de mon déploiement, j'ai eu la chance de travailler au centre d'opérations

aériennes de la coalition au Qatar, puis j'étais sur place pendant l'opération d'évacuation des non-combattants d'Afghanistan en août 2021. C'est une opportunité qui était absolument incroyable puisque pour la première fois, j'étais vraiment dans le feu de l'action et mes actes avaient vraiment des conséquences sur le terrain. Donc passer des renseignements qui sont à la fois cruciaux et à temps, c'est quelque

chose qui est extrêmement important et qui a permis de faciliter l'effort d'évacuation des civils.

 

Une carrière dans les Forces armées canadiennes pour moi, c'est la meilleure

carrière qu'on puisse choisir. Il y a constamment de nouveaux défis à relever, de très belles opportunités également qui s'offrent à nous, On construit des liens, toujours avec les gens avec qui on travaille, des liens qui vont durer pour toute la vie. Puis c'est sûr que j'ai l'intention de continuer dans ce métier jusqu'à ce que la retraite me force à partir.

Emplois civils équivalents

  • Analyste ou spécialiste du renseignement
  • Analyste des politiques
  • Spécialiste de la gestion de l’information
  • Conseiller·ère et enquêteur·trice en sécurité
  • Policier·ère et enquêteur·trice

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officier·ères, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Le cours élémentaire d’officier·ère du renseignement est offert à l’École du renseignement militaire des Forces canadiennes, à Kingston, en Ontario. Ce cours dure environ six mois et vous permettra d’acquérir des compétences pratiques et des connaissances théoriques dans le domaine du renseignement et d’apprendre l’analyse stratégique, l’évaluation des menaces et le soutien de l’activité liée au renseignement. L’accent est mis sur le leadership, l’administration, l’expression écrite, les exposés oraux ainsi que les aspects théoriques des opérations de renseignement et leur exécution. Vous apprendrez également à superviser et à diriger une section du renseignement pendant des opérations tactiques.

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Analyste du renseignement de défense stratégique
  • Cours avancé d’officier·ère du renseignement
  • Contre-ingérence
  • Interrogateur·trice
  • Exploitation des sources
  • Analyse d’images

Vous pouvez également travailler dans les contextes suivants : renseignement humain, contre-ingérence, renseignement lié au choix des objectifs et plusieurs autres.

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ère sont requises avant toute affectation.

Programme de formation des officier·ères de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officier·ères des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officier·ères en intégrant le programme du Collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officier·ères peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études subventionnées.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les officier·ères du renseignement peuvent servir auprès de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne ou de l’Aviation royale canadienne. Leur travail consiste à fournir un soutien en analyse du renseignement militaire pour les opérations, la planification et la prise de décisions. Ce travail a un impact sur la sécurité militaire et nationale, et sur les relations politiques et publiques du gouvernement. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans des unités des FAC à différents endroits au Canada.

Trouvez un centre de recrutement

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache, pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officier·ères, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les officier·ères du renseignement sont formés pendant environ six mois à l’École du renseignement militaire des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario, en vue de leur qualification.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.