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Armée

Arme blindée

Militaires du rang | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

Les soldats des blindés utilisent et entretiennent les véhicules blindés de combat, leurs systèmes d’armes ainsi que leur équipement de communication. Ils sont membres de l’équipe des armes de combat, dont font également partie des régiments d’infanterie, d’artillerie et de génie de combat. 

Les soldats des blindés commencent leur carrière à bord de l’un de deux types de véhicules : le char ou le véhicule de reconnaissance. Comme membre d’équipage de char ayant reçu une formation de conducteur, d’opérateur ou de tireur, les soldats des blindés ont pour responsabilités principales :

  • Conduire le char et en assurer l’entretien
  • Utiliser l’arme principale du char
  • Charger l’arme principale et les mitrailleuses du char
  • Entretenir l’équipement de communication du char

Comme membre d’équipage de véhicule de reconnaissance ayant reçu une formation de conducteur ou d’observateur, les soldats des blindés ont pour responsabilités :

  • Conduire le véhicule et en assurer l’entretien
  • Charger les mitrailleuses du véhicule, les utiliser et en assurer l’entretien
  • Entretenir et utiliser l’équipement radio
  • Recueillir et transmettre des renseignements sur l’ennemi et le terrain

Environnement de travail

Les soldats des blindés vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en campagne et du déploiement dans d’autres pays.

Aperçu de carrière

Transcription

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : Je suis le caporal Alexandre Bruneau, originaire de St-Isidore de Beauce, membre d’équipage blindé au 12e Régiment blindé du Canada à Valcartier.

Les soldats des blindés sont les spécialistes de la conduite de guerre montée. Ils assument trois rôles principaux : conduire et effectuer la maintenance de leur véhicule, charger leurs armes et les utiliser, et effectuer la maintenance de l’équipement de communication à bord.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : À ce moment-là, c’est sûr qu’en faisant une reconnaissance, quand on suit la chaîne de commandement, eux ça leur donne de l’information qu’ils ne pensaient pas pouvoir récolter, puis à ce moment-là, ça leur permet de pondre un plan de guerre qui est beaucoup plus intelligent, plus tactique, puis pas mal plus efficace.

Une fois que l’équipage de reconnaissance a terminé son travail et a recueilli et relayé les renseignements essentiels sur l’ennemi et le terrain, les chars entrent en jeu : ils fournissent aux troupes la protection et la puissance de feu nécessaires pour avancer sur le terrain et vaincre l’ennemi.

Conduire un char de 70 tonnes n’est pas un emploi ordinaire. Pour accomplir une mission, tous les membres de l’équipage agissent comme une seule entité et se déplacent, tirent et communiquent entre eux de façon simultanée.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : En fait, pour être un bon membre d’équipage, c’est sûr qu’il faut être à l’écoute des autres parce qu’on n’est pas tout seul puis on est une équipe; capables de travailler conjointement, on est vraiment une force qui est inestimable puis on est capables d’accomplir des tâches que bien des gens sont pas capables d’accomplir, puis on devient une petite famille.

Munis d’une vision nocturne, les véhicules blindés canadiens sont toujours prêts à l’action. Les chars Leopard peuvent, à l’aide de leurs canons à âme lisse de 120 mm, éliminer une cible se trouvant jusqu’à 4 km de distance. De leur côté, les véhicules blindés légers et les véhicules de patrouille blindés tactiques comportent une foule de canons et d’équipement de surveillance capables de détecter l’ennemi sans se faire repérer.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : Au tout départ, c’est sûr que d’avoir à travailler avec des grosses machineries que personne au civil peut utiliser, puis avoir la chance de piloter ça, puis autrement dit d’en faire pratiquement ce qu’on veut, c’est sûr qu’il y a toujours l’aspect du petit garçon en dedans de soi qui fait en sorte qu’on peut s’amuser même si on est au travail puis on voit toujours un aspect différent du civil.

Une fois leur instruction terminée, les soldats des blindés sont affectés à l’un des trois régiments blindés historiques de la Force régulière : le Lord Strathcona’s Horse à Edmonton (Alberta), le 12

e Régiment blindé du Canada à Valcartier (Québec) ou le Royal Canadian Dragoons à Petawawa (Ontario). Les réservistes sont également répartis dans 18 régiments partout au Canada.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : Normalement, quand on fait notre cours d’homme d’équipage à Gagetown, on est toujours qualifié — premièrement, la première position à occuper dans un véhicule c’est chauffeur.

Ils sont encadrés par des conducteurs plus expérimentés qui leur enseignent comment manœuvrer un véhicule blindé et en faire la maintenance.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : Ensuite de ça, après avoir suivi un cours d’opérateur de systèmes de surveillance, c’est opérer tout ce qui est systèmes de radar, d’infrarouge, la caméra; ensuite de ça, on monte canonnier; pour ensuite faire le cours de chef d’équipage puis monter éventuellement faire un switch dans la tourelle puis devenir chef d’équipage.

Les soldats des blindés sont passés maître du fonctionnement multitâches et du travail en symbiose. Ils sont souvent déployés au Canada ou outremer dans le cadre d’opérations militaires. Au pays, ils pourraient être amenés à intervenir en cas de catastrophes naturelles, comme des incendies ou des inondations. 

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : Le métier de blindé, même si on est un métier de combat, on est capables de faire plus que seulement détruire des cibles ou tout ce qui a trait aux armes de combat, ce qui est à dire aller carrément ailleurs. C’est l’aspect de voir des gens qui sont en détresse, puis voir dans le visage à quel point ils sont contents de nous voir arriver, puis toute l’aide qu’on est capables de leur apporter. C’est vraiment gratifiant.

CAPORAL ALEXANDRE BRUNEAU : C’est pas un métier où on s’ennuie. Il y a toujours de quoi à faire, il y a toujours une tâche quelconque qui va sortir. Je vois pas mes collègues comme vraiment des personnes avec qui je travaille mais plus comme des amis. Le fait de dire que je rentre au régiment pour pratiquement rencontrer ma famille et non des collègues, ça, ça fait en sorte que je me lève à tous les jours puis j’ai le sourire aux lèvres, puis ça fait en sorte que j’aime mon travail. Puis toutes les personnes qui sont intéressées à vouloir rentrer dans les Forces armées canadiennes, je leur dirais de foncer puis de pas laisser leur chance passer.

Emplois civils équivalents

  • Opérateur de machinerie lourde
  • Opérateur d’ordinateur
  • Sapeur-pompier
  • Gardien

Instruction

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Vous fréquenterez le Centre d’instruction au combat, à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, où vous recevrez une instruction de 11 semaines qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Patrouilles de reconnaissance en véhicule et à pied
  • Maniement avancé des armes
  • Techniques individuelles de campagne
  • Conduite et entretien des chars d’assaut et des véhicules de reconnaissance
  • Tir et entretien des systèmes d’armes actuellement employés à bord des véhicules blindés de combat canadiens
  • Utilisation de l’équipement de surveillance équipant les véhicules de reconnaissance
  • Identification de véhicules, d’aéronefs et d’équipement militaires canadiens et étrangers
  • Utilisation d’équipements tactiques de commandement, de contrôle et de communications
  • Organisation, rôles, doctrine et tactiques propres aux blindés et aux véhicules de reconnaissance
  • Histoire et traditions du Corps blindé royal canadien

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Instructeur de combat sans armes
  • Troupe d’assaut
  • Membre d’équipage de véhicule blindé – reconnaissance

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les soldats des blindés qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Spécialiste du tir de l’arme blindée
  • Spécialiste des télécommunications des armes de combat
  • Spécialiste de la conduite et de la maintenance des armes de combat
  • Chef de char
  • Chef de troupe de reconnaissance

Programmes d’enrôlement

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les soldats des blindés servent dans l’Armée canadienne. Leur travail consiste à conduire et entretenir des véhicules de combat blindés, des systèmes d’armes embarqués et de l’équipement de communication. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans une unité blindée des FAC au Canada.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, les recrues de l’Armée canadienne sont formées pendant environ un mois pour obtenir la qualification de soldat. Les soldats des blindés sont ensuite formés pendant 11 semaines au Centre d’instruction au combat à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pour obtenir leur qualification professionnelle.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.