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Armée

Artilleur

Militaires du rang | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

Les artilleurs sont responsables de la surveillance, de l’acquisition d’objectifs et du tir indirect visant à engager le combat avec l’ennemi. L’artillerie fait partie des armes de combat, qui comprennent également les soldats d’infanterie, les soldats des blindés ainsi que les soldats du génie de combat.

À titre de membres du Régiment royal de l’Artillerie canadienne, les principales responsabilités des artilleurs sont les suivantes :

  • Mettre en place, utiliser et entretenir les canons de campagne et les systèmes d’armes de défense aérienne
  • Fournir des conseils en matière d’appui-feu aux unités d’infanterie et de blindés
  • Se servir des armes individuelles et des armes utilisées dans la section, y compris les mitrailleuses et les armes antichar, et en assurer l’entretien
  • Utiliser des ordinateurs de poste de commandement, des télémètres laser et des ordinateurs de conduite du tir à la fine pointe de la technologie
  • Utiliser et entretenir l’équipement de surveillance et d’acquisition d’objectifs, le véhicule blindé léger (VBL) III, l’équipement relatif aux véhicules de poste d’observation avancé, les armes de défense aérienne et les systèmes radars

Environnement de travail

Les artilleurs travaillent habituellement à l’extérieur et doivent faire face aux difficultés particulières qui découlent des périodes de travail prolongées à l’extérieur.

Aperçu de carrière

Transcription

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Je suis le bombardier-chef Guillaume Anglehart-Methot de Lanoraie, dans la région de Lanaudière. Je suis un artilleur au 5 e régiment d’artillerie légère du Canada basé à Valcartier.

Dans l’Armée canadienne, les gros canons sont la responsabilité de petites équipes d’experts vigilants et hautement entraînés. Les artilleurs sont au premier plan de l’espace de combat dans toute mission de l’Armée canadienne. Ils utilisent des armes sophistiquées capables de détecter l’ennemi et de l’affronter avec une étonnante puissance de feu, et ce, à une distance pouvant aller jusqu’à 40 kilomètres.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Bien, l’artillerie travaille jamais seule sur le terrain. On va travailler soit avec l’infanterie ou les blindés. Si l’infanterie se font tirer dessus, ils vont faire appel avec notre puissance de feu pour pouvoir neutraliser la cible. Tirant parti du choc et de la stupeur provoqués par l’obusier M-777, les artilleurs permettent à l’Armée canadienne d’atteindre l’ennemi, même s’il n’est pas encore visible à l’horizon.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : En fait, c’est la puissance de feu de l’Armée en général, c’est l’effet de choc sur le terrain, c’est ce qui permet de neutraliser l’ennemi le plus rapidement possible.

Les soldats d’artillerie font partie des armes de combat et travaillent avec les blindés, l’infanterie, ainsi que le génie de combat pour accomplir une mission donnée.
Les artilleurs possèdent un large éventail de compétences sur le champ de bataille. Ils sont des experts techniques et tactiques capables d’utiliser une grande variété d’outils de classe mondiale pour détecter leurs ennemis et frapper avec une puissance de feu dévastatrice, jour et nuit, beau temps ou mauvais temps.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Lorsque j’ai tiré les canons pour la première fois, c’est sûr que j’ai été impressionné. C’est sûr, avec le temps on devient de plus en plus habitué, mais à l’OP, on a la chance de voir les impacts de l’obus — ça, j’ai trouvé ça encore plus impressionnant.

Ils peuvent être des observateurs avancés, ceux qui effectuent la demande de tir, ou occuper des postes en surveillance et acquisition des objectifs, en défense aérienne et dans le secteur des pièces d’artillerie. En plus de travailler dans le secteur des pièces, les artilleurs utilisent notamment le système aérien sans pilote, le système radar, des capteurs de repérage par le son ainsi que d’autres équipements modernes.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Ce que j’ai remarqué le plus au sein de l’artillerie en général, c’est le lien de confiance qu’on va développer envers nos confrères et consoeurs de travail, parce qu’on va vivre des expériences et des histoires hors du commun. Fait que, je pense que dans ma carrière militaire en général, je vais m’en rappeler entre autres à cause des amis que je me suis fait.

Après avoir reçu leur qualification professionnelle, les artilleurs sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie basés au Canada. Les réservistes à temps partiel retourneront, quant à eux, à leur unité d’appartenance. Dans la garnison, les artilleurs maintiennent leur équipement en excellente condition et s’entraînent constamment pour parfaire leurs aptitudes.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Chaque artilleur commence par une formation sur le canon. On nous apprend chacune des positions en général. Pour travailler sur un canon, je dirais que ça prend aussi une bonne forme physique pour se déplacer avec des obus de plus ou moins 100 livres. Je dirais que ça prend aussi une bonne capacité d’adaptation parce qu’on va tirer malgré les intempéries extérieures. Ils sont régulièrement déployés au Canada et outremer dans le cadre d’opérations militaires.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Je crois que l’artillerie, c’est un esprit de corps incroyable. C’est de l’esprit d’équipe à tous les jours. Je pense que quelqu’un qui veut rentrer dans l’artillerie, c’est un métier tellement vaste puis tellement diversifié, tout le monde peut trouver sa place.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Le travail de l’artillerie en général est apprécié surtout quand tout le monde revient au camp de base puis ils viennent nous voir puis ils nous remercient du travail qu’on a pu effectuer, parce qu’ils voient la puissance de feu qu’on peut avoir sur le terrain. C’est sûr que c’est gratifiant quand on se fait dire « merci beaucoup, les gars, vous nous avez beaucoup aidés ».

Emplois civils équivalents

  • Arpenteur
  • Opérateur de réseau informatique
  • Sapeur-pompier
  • Conducteur de semi-remorque ou de matériel lourd
  • Gardien de prison ou gardien de sécurité

Instruction

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Maniement avancé des armes
  • Techniques individuelles de campagne

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi.

Programmes d’enrôlement

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.