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Armée

Artilleur·euse

Militaires du rang | Temps plein, Temps partiel

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Aperçu

En tant que militaire, les artilleur·euses sont responsables de la surveillance et de l’acquisition d’objectifs, ainsi que du tir indirect pour engager l’ennemi.

En tant qu’artilleur·euse, vous êtes responsables de la fonctionnalité, de l’entretien et de l’utilisation des systèmes d’artillerie, y compris les obusiers, les mortiers, les radars, les systèmes acoustiques, les systèmes aériens sans équipage et les véhicules de combat blindés. Les artilleur·euses travaillent en étroite collaboration avec les autres membres des armes de combat des régiments blindés, d’infanterie et de génie de combat, ainsi qu’avec tous les autres membres des armes de soutien sur le champ de bataille et en dehors de celui-ci.

En tant que membre du Régiment royal de l’Artillerie canadienne, les principales responsabilités des artilleur·euses sont les suivantes :

  • Utiliser et entretenir des obusiers de 105 mm et de 155 mm; 
  • Utiliser et entretenir les futurs systèmes de défense aérienne basée au sol; 
  • Utiliser et entretenir des systèmes de surveillance et d’acquisition d’objectifs, y compris des radars, des systèmes acoustiques et des systèmes aériens sans équipage;
  • Utiliser et entretenir divers véhicules, y compris, sans s’y limiter, des camions de ¼ tonne à 7 tonnes, des véhicules blindés tactiques de patrouille (VBTP) et des véhicules blindés légers (VBL 6.0);
  • Utiliser des ordinateurs de poste de commandement, des télémètres laser et des ordinateurs de conduite de tir techniquement avancés.

Environnement de travail

Les artilleur·euses peuvent être appelés à servir dans n’importe quel type de terrain, que ce soit la toundra arctique, la jungle tropicale, le désert, les montagnes ou les zones urbaines et les grandes villes. Ils participent à des déploiements à l’étranger dans le cadre de missions opérationnelles et au Canada pour appuyer les autorités civiles en cas d’urgence nationale. 

Au départ, ils sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie :

  • 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada, à Shilo, au Manitoba
  • 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada, à Petawawa, en Ontario
  • École de l’Artillerie royale canadienne, Centre d’instruction au combat, à Gagetown, au Nouveau-Brunswick
  • 4e Régiment d’artillerie (Appui général), l’Artillerie royale canadienne [4 Régt (AG)], à Gagetown, au Nouveau-Brunswick
  • 5e Régiment d’artillerie légère du Canada, 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, à Valcartier, au Québec

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Je suis le bombardier-chef Guillaume Anglehart-Methot de Lanoraie, dans la région de Lanaudière. Je suis un artilleur au 5 e régiment d’artillerie légère du Canada basé à Valcartier.

Dans l’Armée canadienne, les gros canons sont la responsabilité de petites équipes d’experts vigilants et hautement entraînés. Les artilleurs sont au premier plan de l’espace de combat dans toute mission de l’Armée canadienne. Ils utilisent des armes sophistiquées capables de détecter l’ennemi et de l’affronter avec une étonnante puissance de feu, et ce, à une distance pouvant aller jusqu’à 40 kilomètres.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Bien, l’artillerie travaille jamais seule sur le terrain. On va travailler soit avec l’infanterie ou les blindés. Si l’infanterie se font tirer dessus, ils vont faire appel avec notre puissance de feu pour pouvoir neutraliser la cible. Tirant parti du choc et de la stupeur provoqués par l’obusier M-777, les artilleurs permettent à l’Armée canadienne d’atteindre l’ennemi, même s’il n’est pas encore visible à l’horizon.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : En fait, c’est la puissance de feu de l’Armée en général, c’est l’effet de choc sur le terrain, c’est ce qui permet de neutraliser l’ennemi le plus rapidement possible.

Les soldats d’artillerie font partie des armes de combat et travaillent avec les blindés, l’infanterie, ainsi que le génie de combat pour accomplir une mission donnée.
Les artilleurs possèdent un large éventail de compétences sur le champ de bataille. Ils sont des experts techniques et tactiques capables d’utiliser une grande variété d’outils de classe mondiale pour détecter leurs ennemis et frapper avec une puissance de feu dévastatrice, jour et nuit, beau temps ou mauvais temps.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Lorsque j’ai tiré les canons pour la première fois, c’est sûr que j’ai été impressionné. C’est sûr, avec le temps on devient de plus en plus habitué, mais à l’OP, on a la chance de voir les impacts de l’obus — ça, j’ai trouvé ça encore plus impressionnant.

Ils peuvent être des observateurs avancés, ceux qui effectuent la demande de tir, ou occuper des postes en surveillance et acquisition des objectifs, en défense aérienne et dans le secteur des pièces d’artillerie. En plus de travailler dans le secteur des pièces, les artilleurs utilisent notamment le système aérien sans pilote, le système radar, des capteurs de repérage par le son ainsi que d’autres équipements modernes.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Ce que j’ai remarqué le plus au sein de l’artillerie en général, c’est le lien de confiance qu’on va développer envers nos confrères et consoeurs de travail, parce qu’on va vivre des expériences et des histoires hors du commun. Fait que, je pense que dans ma carrière militaire en général, je vais m’en rappeler entre autres à cause des amis que je me suis fait.

Après avoir reçu leur qualification professionnelle, les artilleurs sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie basés au Canada. Les réservistes à temps partiel retourneront, quant à eux, à leur unité d’appartenance. Dans la garnison, les artilleurs maintiennent leur équipement en excellente condition et s’entraînent constamment pour parfaire leurs aptitudes.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Chaque artilleur commence par une formation sur le canon. On nous apprend chacune des positions en général. Pour travailler sur un canon, je dirais que ça prend aussi une bonne forme physique pour se déplacer avec des obus de plus ou moins 100 livres. Je dirais que ça prend aussi une bonne capacité d’adaptation parce qu’on va tirer malgré les intempéries extérieures. Ils sont régulièrement déployés au Canada et outremer dans le cadre d’opérations militaires.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Je crois que l’artillerie, c’est un esprit de corps incroyable. C’est de l’esprit d’équipe à tous les jours. Je pense que quelqu’un qui veut rentrer dans l’artillerie, c’est un métier tellement vaste puis tellement diversifié, tout le monde peut trouver sa place.

BOMBARDIER-CHEF GUILLAUME ANGLEHART-METHOT : Le travail de l’artillerie en général est apprécié surtout quand tout le monde revient au camp de base puis ils viennent nous voir puis ils nous remercient du travail qu’on a pu effectuer, parce qu’ils voient la puissance de feu qu’on peut avoir sur le terrain. C’est sûr que c’est gratifiant quand on se fait dire « merci beaucoup, les gars, vous nous avez beaucoup aidés ».

Emplois civils équivalents

  • Opérateur·trices d’équipement lourd
  • Opérateur·trices de drone
  • Arpenteur·trices
  • Gardien·ens de prison/sécurité
  • Expert·es en destruction
  • Personnel d’opération de réseaux informatiques

Instruction

La première étape de l’instruction est la qualification militaire de base (QMB), qui dure 9semaines et qui est offerte à l’École de leadership et de recrues des Forces armées canadiennes (FAC) à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Cette instruction fournit les compétences de base et les connaissances communes à tous les groupes professionnels. L’entraînement est exigeant physiquement puisque l’un des objectifs du cours est de veiller à ce que toutes les recrues maintiennent la norme d’aptitude physique minimale des FAC.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

À la fin de la QMB, les artilleur·euses se rendent à l’École du Régiment royal de l’Artillerie canadienne à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pour suivre un autre cours de 9semaines (PP1) portant sur les compétences individuelles des soldats, le maniement plus avancé des armes, les communications radio, la conduite de véhicules et les connaissances communes de l’artillerie.

Après avoir terminé la PP1, les artilleur·euses sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie au Canada, où ils acquièrent des compétences spécialisées au moyen de cours officiels et de formation en cours d’emploi. Les artilleur·euses peuvent se spécialiser dans l’un des quatre volets suivants : le secteur de pièce, le poste d’observation, la surveillance et l’acquisition d’objectifs, et la défense aérienne basée au sol.

Programmes d’enrôlement

Aucune expérience professionnelle préalable ni aucune compétence liée à la carrière ne sont requises. Les recruteurs des FAC peuvent vous aider à déterminer si vos intérêts personnels et vos qualités correspondent aux critères de cette profession.

Ce poste exige que les candidat·es aient terminé au minimum leur 10e année ou leur 4e secondaire au Québec, conformément aux normes provinciales.

Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Suite à l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.