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Armée

Sapeur·se de combat

Militaires du rang | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les sapeur·ses de combat s’assurent que les troupes peuvent vivre, se déplacer et livrer combat sur le champ de bataille. Ils effectuent aussi des travaux de construction et d’entretien, conduisent des véhicules et manœuvrent des équipements pour appuyer les opérations du génie et assurent l’entretien d’installations de campagne.

Leurs responsabilités sont les suivantes :

  • Construire et entretenir des routes, des terrains d’aviation, des héliports, des ponts, des ponts-jetées, des radeaux ainsi que des bâtiments permanents et temporaires
  • Construire des fortifications de campagne et des obstacles
  • Fournir de l’eau potable en testant, en purifiant et en filtrant les approvisionnements locaux et en construisant des systèmes de distribution sur place
  • Détecter et éliminer des mines, des pièges et des explosifs en vrac
  • Détruire des routes et des ponts et poser des mines et des pièges pour prévenir les mouvements de l’ennemi
  • Assurer l’entretien et le fonctionnement de l’équipement du génie, y compris les armes, les véhicules, la machinerie lourde et les approvisionnements
  • Assurer les communications pour la branche du génie sur le champ de bataille

Environnement de travail

Les sapeur·ses de combat vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en campagne. Les sapeur·ses de combat qualifiés peuvent soumettre leur candidature en vue de suivre l’instruction de plongeur de combat.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

CAPORAL JONATHAN OLIGNY :

Je suis le caporal Jonathan Oligny de Val-Bélair, Québec. Je suis sapeur de combat au 2 e régiment de génie de combat, à Petawawa en Ontario. Les sapeurs de combat travaillent en étroite collaboration avec l’infanterie et les corps blindés. Ils sont les premiers sur le terrain pour monter les bases d’opérations avancées, là où le personnel militaire vit et travaille le temps d’une mission. Ils sont également responsables de retirer les dispositifs explosifs de circonstance et les mines des routes afin de rendre sécuritaires le déplacement des troupes.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : Pour être un bon sapeur de combat, il faut être quelqu’un qui est en bonne forme physique. Faut aussi être quelqu’un qui est très à l’aise à prendre beaucoup de « challenge ». Les sapeurs de combat sont les spécialistes de la résolution de problèmes qui relèvent de tâches
techniques et de tactiques militaires.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : On est autant effectif au niveau offensif, défensif, et aussi l’aspect de survie pour tous les membres qui sont impliqués sur le champ de bataille autant que nous autres. Donc on peut venir aider l’infanterie, les blindés, l’artillerie en tant qu’aspect offensif lorsqu’on doit faire des brèches sur des bâtiments ou des brèches d’obstacles pour faire manœuvrer le restant de la force. Les ponts, au niveau des sapeurs de combat, c’est quelque chose qui est très intéressant aussi; c’est extrêmement gratifiant de voir une troupe de sapeurs de combat vraiment venir ensemble, construire un pont, et en dedans de même pas deux heures,on a un pont de 40 mètres qui est capable de manœuvrer une équipe de combat au complet pour
pouvoir les amener à leur objectif.
Lors d’une catastrophe, au pays ou outremer, les sapeurs de combat sont les premiers sur place.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : Au niveau de l’aspect de survie, bien entendu, on peut créer de l’eau où c’est très difficile de créer de l’eau, et on peut aussi avec l’aspect d’équipement lourd, pouvoir créer des routes où il y aurait absolument rien.
En mission de combat, les sapeurs de combat manipulent l’équipement, les armes et les véhicules lourds.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : J’ai eu la chance de manœuvrer sur le champ de bataille avec des chars d’assaut, aussi des véhicules blindés légers, avec la variante ingénieur aussi. Je suis pas prêt à dire que c’est pas quelque chose que les fantassins ne pourront pas toucher mais c’est définitivement pas quelque chose que les fantassins vont voir à chaque jour.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : Au niveau de mon métier, j’ai eu la chance de pouvoir toucher à énormément d’explosifs, donc plusieurs sortes, autant au niveau des blocs de C-4, tant au niveau des cordons de démolition qu’on va utiliser pour faire exploser certains explosifs.

Au terme de leur instruction professionnelle, les sapeurs de combat sont affectés à l’un des régiments du génie de combat ou d’appui du génie qui se trouvent au Canada. Ils sont alors affectés à une unité où ils continuent de perfectionner leurs compétences et apprennent à conduire différents véhicules du
génie.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : Donc aussitôt arrivés au régiment, leurs commandants de section vont être leurs mentors pour les prochaines années à venir au niveau de leurs exercices. Donc, un sergent ou un caporal-chef vont vraiment être là pour « coacher » et même au niveau du mentorat de la recrue ou du nouveau sapeur pour faire sûr et certain de passer leurs connaissances aux prochaines générations.
Le métier de sapeur de combat offre plusieurs possibilités de se spécialiser dans différents domaines, comme la plongée de combat et l’utilisation de matériel lourd.

CAPORAL JONATHAN OLIGNY : Si j’avais un mot à passer à tous les jeunes qui recherchent une carrière aussi palpitante que les Forces armées canadiennes, je tiendrais à leur dire que j’ai jamais regretté de m’avoir enrôlé dans les Forces armées canadiennes, surtout pas ingénieur de combat. C’est un métier qui m’amène énormément de « challenge » sur une base quotidienne.
Les opportunités d’entraînement ont été phénoménales jusqu’à présent. Je recommande fortement à n’importe qui de joindre les ingénieurs de combat.

Emplois civils équivalents

  • Contremaître à la construction d’autoroutes
  • Opérateur de machinerie lourde
  • Charpentier de gros·es œuvres
  • Technicien·ne en génie de la construction
  • Technicien·ne en génie civil

Instruction

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Vous fréquenterez ensuite l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes, à Borden, en Ontario, pour y suivre un cours de conduite pendant deux semaines. Vous vous rendrez par la suite à l’École du génie militaire des Forces canadiennes, à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pendant 20 semaines. L’instruction porte sur les sujets suivants :

  • Construction de fortifications de campagne et d’obstacles
  • Construction de routes, de terrains d’aviation et d’aires d’atterrissage pour hélicoptères
  • Construction de radeaux et de ponts
  • Communications radio pour les opérations des armes de combat
  • Mathématiques, rédaction militaire, organisation militaire de base et histoire militaire
  • Camouflage personnel et camouflage des positions de la section
  • Maniement des armes de troupe, ainsi que les tâches et méthodes défensives de section
  • Procédures de base pour l’installation et la mise à feu de charges explosives ainsi que la pose de mines et de pièges
  • Utilisation et entretien des outils de la section et de l’équipement de sécurité

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Plongeur de combat
  • Analyste des sols
  • Neutralisation des explosifs et munitions
  • Techniques d’instruction

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les sapeur·ses de combat qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Communications radio – opérations sur le terrain
  • Alimentation en eau – niveau avancé
  • Opérateur de bateaux à moteur
  • Opérateur de machinerie lourde

Programmes d’enrôlement

Aucune expérience professionnelle préalable ni aucune compétence liée à la carrière ne sont requises. Les recruteurs des FAC peuvent vous aider à déterminer si vos intérêts personnels et vos qualités correspondent aux critères de cette profession.

Ce poste exige que les candidat·es aient terminé au minimum leur 10e année ou leur 4e secondaire au Québec, conformément aux normes provinciales.

Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les sapeur·ses de combat servent dans l’Armée canadienne. Ils effectuent des travaux de construction et d’entretien, conduisent des véhicules et manœuvrent de l’équipement pour appuyer les opérations du génie et assurent l’entretien d’installations de campagne. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans une unité des FAC au Canada.

Trouvez un centre de recrutement

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, les recrues de l’Armée canadienne sont formées pendant environ un mois pour obtenir la qualification de soldat. Ensuite, les sapeur·ses de combat fréquentent l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario, pour y suivre un cours de conduite pendant deux semaines. Ils complètent leur instruction pendant une période de 20 semaines à l’École du génie militaire des Forces canadiennes pour obtenir leur qualification.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8% du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.