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Armée

Officier d’artillerie

OFFICIER | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

Les officiers d’artillerie assurent l’appui-feu indirect, la défense aérienne, la surveillance et l’acquisition d’objectifs au combat. Ils font partie de l’équipe des armes de combat, qui comprend également les membres des régiments blindés, d’infanterie et de génie. 

En plus des canons de campagne, des roquettes et des systèmes de missiles et d’acquisition d’objectifs, ils sont appelés à devenir des experts dont les connaissances se rapportent à une vaste gamme d’équipement complexe sur le plan technologique, ce qui inclut l’équipement suivant :

  • Télémètres laser
  • Ordinateurs de conduite du tir
  • Systèmes de communication
  • Systèmes mondiaux de localisation
  • Équipement de surveillance
  • Véhicules aériens sans pilote

Il existe trois domaines spécialisés pour les officiers d’artillerie : officier d’artillerie en campagne, officier de la défense aérienne et officier d’acquisition d’objectifs.

Environnement de travail

Les officiers d’artillerie peuvent être appelés à servir sur n’importe quelle sorte de terrain – toundra, jungle tropicale, désert, montagnes, milieu urbain – et sous tous les climats. Ils participent à des missions opérationnelles à l’étranger et sont affectés au Canada à des opérations d’aide aux autorités civiles en cas de crises nationales. À priori, ils sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie suivants :

  • 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada, à Shilo, au Manitoba
  • 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada, à Petawawa, en Ontario
  • 5e Régiment d’artillerie légère du Canada, 5e Groupe brigade du Canada, à Valcartier, au Québec
  • Batterie W, École de l’Artillerie royale canadienne, Centre d’instruction au combat, à Gagetown, au Nouveau-Brunswick
  • Régiment 4 à Gagetown, au Nouveau-Brunswick

Aperçu de carrière

Transcription

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : Je suis capitaine Jean-François Larochelle-Lalonde de Montréal, officier d’artillerie à l’École du régiment royal de l’artillerie canadienne à Gagetown au Nouveau-Brunswick.
Les officiers d’artillerie sont des experts techniques et tactiques dans l’art de la guerre. Au sein des armes de combat dans l’Armée canadienne, les officiers d’artillerie fournissent au corps d’infanterie et au corps blindé une puissance de feu ciblée en temps opportun à l’aide d’un équipement moderne, comme le puissant obusier M777 pouvant effectuer des tirs d’artillerie précis et efficaces jusqu’à une
distance de 40 km.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : On est ce qu’on appelle un « force multiplier », un multiplicateur de force parce qu’on aide vraiment l’infanterie. Une batterie d’artillerie a énormément d’effet sur le terrain. On a les forces de manœuvre qui vont être en contact direct avec l’ennemi, soit avec des obus fumigènes, des obus qui explosent dans les airs ou des obus qui explosent au sol, puis ça en fait, ça va permettre de neutraliser l’ennemi et de permettre à nos confrères d’armes de se déplacer vers l’ennemi et de gagner la bataille.
Jour après jour, les officiers d’artillerie commandent des troupes, assurent l’instruction et donnent des cours. Que ce soit dans le cadre d’un exercice ou dans un théâtre d’opérations, on les trouve souvent sur la ligne de tir, menant et dirigeant les soldats qui tirent des projectiles classiques puissants et précis et des projectiles guidés par satellite en aval, ou dans des détachements d’observation avancée, avec des troupes terrestres à la recherche de l’ennemi. Ils doivent également recueillir et interpréter les
renseignements numériques provenant d’aéronef sans pilote, de microphones et de radar de haute technologie.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : On peut devenir officier SAO, donc « surveillance et acquisition d’objectifs »; on va soit être en charge d’un radar ou d’une équipe de drones. Les officiers d’artillerie ne font pas seulement appel aux armes; ils font également appel à des chasseurs et à des hélicoptères lorsqu’ils en ont besoin pour gagner la bataille.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : On parle avec des avions puis on leur dit où lâcher des bombes. Donc ça aussi, c’est un cours très intéressant, puis on a beaucoup de déploiements et d’exercices. Donc il faut vraiment être capable de maintenir tout un sens de la situation sur ce qui se passe autour de nous en tout temps.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : Notre première fois que le canon tire, ça donne un saut, ça fait « wow, j’arrive pas à croire que ça fait cet effet-là », ça fait beaucoup de bruit, le choc. On s’habitue, mais à chaque fois que ça fait quelques semaines ou quelques mois qu’on n’a pas tiré de canon puis qu’on y retourne, on a toujours un petit peu le saut, le choc, mais c’est vraiment l’fun être autour des canons puis de tirer.

Après avoir terminé leur formation, les officiers d’artillerie sont affectés à l’un des cinq régiments d’artillerie du Canada. Les réservistes retournent à leur unité d’appartenance pour continuer à renforcer leurs compétences. Les nouveaux officiers d’artillerie sont immédiatement placés en position de leadership, à titre de commandant de troupe, et doivent gérer 30 soldats.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : On te met en charge d’une trentaine de personnes, donc ils se fient sur toi pour leur bien-être, mais aussi que t’es capable d’accomplir la mission. Donc il y a vraiment un côté où t’essaies de pousser tes soldats pour qu’ils deviennent meilleurs, pour qu’ils dépassent leurs limites, mais les tiennes aussi. J’adore être en commandement de personnes, c’est vraiment l’fun parce que c’est toujours un « challenge » puis chaque journée est différente.

CAPITAINE JEAN-FRANÇOIS LAROCHELLE-LALONDE : C’est des très bonnes conditions de travail, il y a un esprit d’équipe hallucinant qu’il y a pas ailleurs dans n’importe quel autre travail.
Moi, quand je suis rentré dans l’Armée, j’étais un jeune gêné, j’aimais pas ça parler devant du monde; l’Armée m’a aidé à me dire : « Tiens, tu vas faire des présentations devant des gens, même si t’es pas à l’aise; tu vas t’améliorer, on va te donner les outils pour t’améliorer et développer ton leadership ». Donc c’est vraiment des atouts qui peuvent servir même après l’Armée, même dans une vie après l’Armée, c’est des atouts qu’on gagne qui peuvent servir définitivement dans le civil.

Emplois civils équivalents:

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Après l’instruction de base, vous fréquenterez l’École d’infanterie au Centre d’instruction au combat, située à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Vous tirerez parti de l’instruction en matière de leadership que vous avez reçue pendant la formation de base des officiers, en plus d’acquérir les compétences requises pour tous les soldats des armes de combat, y compris des techniques plus poussées liées au maniement d’armes, aux manœuvres en campagne et aux tactiques de la section.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Des cours complémentaires offerts à l’École de l’Artillerie royale canadienne, également située à Gagetown, vous donneront un aperçu des tâches que doit exécuter un chef de troupe d’artillerie. Vous pourrez développer vos compétences en matière de leadership tout en apprenant les fonctions de base d’un officier de la défense aérienne, d’un officier d’artillerie en campagne et d’un officier d’acquisition d’objectifs. Cette formation comprend la reconnaissance et le déploiement d’une vaste gamme d’équipement, y compris le système d’arme antiaérien et antichar, l’équipement d’artillerie à feu indirect, les radars et les véhicules aériens sans pilote.

Au cours de la phase finale de la formation, les aspirants officiers d’artillerie en campagne développeront et raffineront leurs compétences liées à la discipline de tir et apprendront à déplacer une batterie de tir sur le champ de bataille, à mettre des canons en fonction rapidement et à choisir et préparer une position de pièce d’artillerie. Les aspirants officiers de la défense aérienne apprendront également à assurer le commandement et le contrôle d’unités de défense aérienne en campagne.

Vous pourriez avoir accès à une formation de commandant de troupe de défense aérienne ou de surveillance et d’acquisition d’objectifs. En tant qu’aspirant commandant de la troupe de défense aérienne, vous acquerrez des connaissances au sujet de la reconnaissance et du déploiement du système d’arme antiaérien et antichar ainsi que le commandement et le contrôle d’unités de défense aérienne en campagne. Comme commandant d’une troupe de surveillance et d’acquisition d’objectifs, vous apprendrez à déployer différents systèmes, notamment les capteurs acoustiques, le radar de repérage d’armes et les véhicules aériens sans pilote. Vous apprendrez également à utiliser ces systèmes afin d’assurer la surveillance d’un secteur opérationnel et de repérer des objectifs potentiels en vue d’un engagement effectué par d’autres ressources.

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officiers des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officiers en intégrant le programme du collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officiers peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études payés.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve, à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de la réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les officiers d’artillerie servent dans l’Armée canadienne. Comme membres des régiments blindés, d’infanterie et du génie de combat, ils font partie de l’équipe des armes de combat. Ils assurent un appui de tir indirect, la défense aérienne, la surveillance et l’acquisition d’objectifs au combat. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service à un endroit où œuvrent les FAC au Canada.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les officiers d’artillerie sont formés pour obtenir leur qualification en armes de combat à l’École de l’artillerie royale canadienne à Gagetown, au Nouveau-Brunswick.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.