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Officier du contrôle aérospatial

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Aperçu

Les officiers du contrôle aérospatial contribuent aux opérations aériennes en fournissant des services de contrôle de la circulation aérienne et en assurant le contrôle des armes aériennes. 

Ils sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les officiers du contrôle aérospatial assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires dans le cadre d’opérations de combat et d’instruction partout dans le monde.

Centre de sélection du personnel navigant – L’Aviation royale canadienne (ARC) exige que tous ses pilotes, contrôleurs aérospatiaux et officiers des systèmes de combat aérien réussissent le test de sélection du personnel navigant. Le centre de sélection se trouve à Trenton, en Ontario. C'est là que les candidats sont soumis, pendant deux jours, à une série de mises en situation générées par ordinateur visant à évaluer leur maîtrise des compétences et aptitudes exigées par l’ARC. La réussite du test de sélection est obligatoire pour poursuivre les démarches en vue de faire carrière dans l’une ou l’autre des trois professions susmentionnées. Regardez cette vidéo pour en savoir plus.

Environnement de travail

Les officiers du contrôle aérospatial peuvent être déployés sur des navires, dans des aéronefs ou en campagne au Canada, aux États-Unis et en Europe. À priori, ils sont employés comme contrôleurs aériens dans une base aérienne militaire canadienne ou dans le domaine de la défense aérienne, pour contrôler les chasseurs du Secteur de la défense aérienne du Canada.
Transcription

TITRE:

Officier du contrôle aérospatial

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le Lieutenant Olivier Maltais de Alma, Québec, officier de contrôle aérospatial présentement affecté à la 3e Escadre de Bagotville.

Et je suis le Lieutenant Dave Gosselin, natif de Rivière-du-Loup au Québec, officier du contrôle aérospatial au Secteur de la défense aérienne du Canada à North Bay.

MALTAIS : Les officiers du contrôle aérospatial ont deux rôles principaux : en tant que contrôleurs de la circulation aérienne, on guide nos aéronefs d’une destination à l’autre, en toute sécurité et selon les règles de vol à vue ou aux instruments.

Dans mon cas particulier, je contrôle une zone de 10 000 nautiques de rayon qui va jusqu’à 6000 pieds d’altitude. Aussitôt que ça rentre dans ma zone, il faut s’assurer que tout soit fait selon toutes les règlementations de Transport Canada, les règlementations de NAV Canada, les règlementations militaires – ce qui nous en rajoute encore plus – pour s’assurer que les pilotes qui sont partis en vie le matin, ils vont atterrir en vie le soir.

GOSSELIN : Et en tant que contrôleurs des armes aériennes, on est entraînés à détecter les menaces, faire l’identification ami-ennemi sur-le-champ, donner l’ordre à nos chasseurs de décoller et, si nécessaire, d’employer la force létale.

Tout le littoral canadien est surveillé par un réseau de stations radar de poursuite dont les données convergent vers le Secteur de la défense aérienne du Canada à North Bay, en Ontario. De là, on examine de plus près tout aéronef suspect et on dirige les équipes qui repèrent, identifient et interceptent les intrus.

Lorsqu’un avion est détecté comme étant une « track » d’intérêt pour les généraux et les commandants de NORAD, ça nous prend quelques secondes littéralement pour pouvoir partir et faire notre mission.

MALTAIS : On est affectés à des centres de commandement en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs. On vole à bord des AWACs – des avions de surveillance spécialement équipés; on est à bord des destroyers et frégates de la Marine en tant que contrôleurs d’interception en opérations maritimes, ou sur le terrain pour coordonner l’appui aérien pour l’Armée de terre.

GOSSELIN : Que ce soit pour guider une flotte de 40 aéronefs vers leur base d’attache ou pour surveiller des objets de l’espace orbital pouvant avoir un impact sur nos satellites de télécommunications, les officiers du contrôle aérospatial dirigent des équipes d’opérateurs dans des dizaines de centres de surveillance sur la planète.

MALTAIS : Le volet que j’aime le plus, c’est vraiment difficile à dire… C’est sûr qu’on peut pas enlever le fait que c’est le plus beau bureau en ville, mais il y a d’autres volets aussi. C’est-à-dire que t’arrives, on est débordés; t’as trop d’avions, t’es trop occupé. Puis un moment donné, tu t’aperçois là, ça commence à se relaxer, il y a moins d’appareils. Là tu dis : « Tout s’est fait selon les règles de l’or. Là, je suis vraiment fier de moi. J’ai réussi d’être un bon contrôleur aérospatial. »

GOSSELIN : Une fois qu’il y a un « call » qui se passe, c’est comme un « boost » d’adrénaline qui rentre. On a vraiment très peu de temps pour pouvoir envoyer les avions dans les airs vers la « target ». Il faut toujours rester calme; il faut garder la tête froide. C’est ça qui est vraiment intéressant.

MALTAIS : Pour devenir officier du contrôle aérospatial, après ta formation de base des officiers, tu passes sept mois à l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario.

Il faut avoir un type de personnalité particulier, avoir des compétences spécifiques, mais ça se fait une journée à la fois et en rétrospective, c’était vraiment pas si difficile que ça.

La formation y est axée sur les simulations et scénarios en situation et temps réels : contrôle de la circulation aérienne; performance des aéronefs et systèmes d’armes; radars et alertes de sécurité.

GOSSELIN : Après Cornwall, tu entreprends ta formation à une installation du contrôle aérospatial. Après avoir démontré ton niveau de compétence et réussi un examen sur les procédures locales de fonctionnement, tu obtiens une licence pour contrôler un aéronef et tu es prêt pour ta première affectation à titre de contrôleur aérospatial.

MALTAIS: Ta première affectation pourrait être dans un centre militaire du contrôle de la circulation aérienne d’une base au Canada.

Tu pourrais aussi être affecté au Secteur de la défense aérienne du Canada à North Bay, en Ontario, dans une unité d’opérations de combat aux quartiers généraux de la Force aérienne ou de la Marine; à un escadron aéroporté de détection lointaine aux États-Unis ou en Europe; ou encore au complexe du NORAD de Cheyenne Mountain à Colorado Springs.

GOSSELIN : Mener les équipes qui dirigent la circulation aérienne et détecter, identifier, évaluer et répondre à toute menace – peu importe son origine ou le moment – exige concentration intense et une grande rapidité d’esprit, peu importe où tu exerces ton métier.

MALTAIS : Il faut avoir du leadership; c’est évidemment – contrôleur aérospatial, mais ça implique qu’on est superviseur de quart, c’est-à-dire qu’on a une équipe de travail et ensuite, simplement être capable d’imaginer tout ce qui pourrait arriver dans le futur. C’est-à-dire, être capable de projeter une situation présente parce qu’on parle un peu de préception géographique / géo-spatiale, être capable d’imaginer si la situation continue à se développer, qu’est-ce qu’elle va devenir.

Les nombreux voyages, la variété des affectations et les partenariats multinationaux… Voilà ce qui rend la carrière d’officier du contrôle aérospatial si exigeante et si motivante.

GOSSELIN : Je voulais réussir à faire quelque chose qui était hors du commun. Je voulais avoir une expérience qui allait me donner des activités enrichissantes, et aussi qui allait me permettre de me dépasser tant au niveau personnel que professionnel.

MALTAIS : Alors que nous, le militaire, ils peuvent nous demander n’importe quand de partir à l’étranger, dépendant c’est quoi qui est actif en ce moment. Ils peuvent nous envoyer sur une autre base en échange. Il y avait eu les Jeux olympiques, qui a amené plein de personnes à voir quelque chose qu’il ont jamais vu de leur vie, d’aller dans une grande tour de contrôle à Vancouver. Ils peuvent nous envoyer au Moyen Orient… n’importe où. Donc, moi je prends ça comme une nouvelle expérience de vie qui s’offre à moi, simplement.

TITRE :

OFFICIER DU CONTRÔLE AÉROSPATIAL

DANS LES FORCES CANADIENNES

Qualification militaire de base des officiers

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Formation professionnelle disponible

Vous fréquenterez ensuite l’École d’opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes, située à Cornwall, en Ontario, pendant une période de trois à cinq mois. Vous apprendrez à mettre en pratique des techniques de contrôle liées aux tâches de défense aérienne et de contrôle de la circulation aérienne. Vous recevrez également de la formation théorique et de l’instruction sur simulateur portant sur les sujets suivants :

  • Systèmes d’armes aéroportés
  • Systèmes de contrôle et radars au sol
  • Météorologie
  • Radiotéléphonie et procédure
  • Réglementation aérienne et ordres de navigation
  • Caractéristiques des aéronefs
  • Directives de commandement et de contrôle régissant le contrôle des aéronefs d’interception

Instruction spécialisée disponible

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Système aéroporté d’alerte et de contrôle
  • Opérations aérospatiales et des missiles
  • Élément de contrôle aérien tactique (Armée canadienne)
  • Contrôle d’interception en opérations maritimes (Marine royale canadienne)

Options d’enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Options d’études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officiers des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officiers en intégrant le programme du collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officiers peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études payés.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve, à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de la Force aérienne dans leur communauté. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers du contrôle aérospatial employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Ce poste est ouvert uniquement aux membres de la Force régulière qui ont reçu l’instruction destinée aux officiers du contrôle aérospatial et qui souhaitent être mutés dans la Force de réserve, de même qu’aux anciens militaires qualifiés à titre d’officiers du contrôle aérospatial.

Milieu de travail de la Force de réserve

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.