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Aviation

Officier·ère - Systèmes de combat

OFFICIER·ÈRE | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères de systèmes de combat aérien planifient, coordonnent et dirigent les missions de l’aéronef et de l’équipage. Ils gèrent les systèmes de navigation tactique de précision, les capteurs de pointe, les systèmes de communication, l’équipement de guerre électronique ainsi que les systèmes de lancement.

Ils dirigent et coordonnent les activités tactiques des autres unités. Ils dirigent une large gamme de missions, y compris les opérations suivantes :

  • Recherche et sauvetage
  • Opérations anti-sous-marines
  • Surveillance et repérage maritime de surface
  • Patrouille de la souveraineté et de surveillance des pêches
  • Opérations antidrogues
  • Ravitaillement air-air
  • Secours humanitaire
  • Opérations interalliées avec les forces d’autres nations
  • Entraînement et appui à la guerre électronique
  • Opérations faisant appel aux véhicules aériens sans pilote

Centre de sélection du personnel navigant – L’Aviation royale canadienne (ARC) exige que tous ses pilotes, contrôleurs aérospatiaux et officiers des systèmes de combat aérien réussissent le test de sélection du personnel navigant. Le centre de sélection se trouve à Trenton, en Ontario. C'est là que les candidats sont soumis, pendant deux jours, à une série de mises en situation générées par ordinateur visant à évaluer leur maîtrise des compétences et aptitudes exigées par l’ARC. La réussite du test de sélection est obligatoire pour poursuivre les démarches en vue de faire carrière dans l’une ou l’autre des trois professions susmentionnées. Regardez cette vidéo pour en savoir plus.

Environnement de travail

Les officier·ères de systèmes de combat aérien exercent différents rôles au sein d’unités de vol opérationnelles situées à l’échelle du Canada et agissent également à titre d’instructeurs. Dans le cadre d’opérations de déploiement, ils travaillent dans des aérodromes situés aux quatre coins du globe. Ils peuvent également soutenir la Marine royale canadienne et décoller à partir de navires en mer. Les officier·ères de systèmes de combat aérien expérimentés participent à l’élaboration de politiques et de plans stratégiques et opérationnels, déterminent les besoins et établissent les normes. Ils peuvent également être appelés à travailler au sein de quartiers généraux internationaux, d’un état-major multinational ou dans le cadre d’une mission multinationale.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

TITRE:

Officier·ère des systèmes de combat aérien

DANS LES FORCES CANADIENNES

CAPITAINE DAVID BERNATCHEZ : Je suis le capitaine David Bernatchez, de Repentigny, je suis officier des systèmes de combat aérien, et je suis affecté à la 14e escadre Greenwood en Nouvelle-Écosse.

Les officiers des systèmes de combat aérien sont responsables de prendre des décisions tactiques à bord des aéronefs et de dire aux pilotes où voler. Ils utilisent des plateformes tactiques de pointe de classe mondiale, par exemple l’hélicoptère maritime Cyclone et l’aéronef de patrouille à long rayon d'action CP140 Aurora, ainsi que des aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe. 

BERNATCHEZ : En tant que tel, le métier d’officier des systèmes de combat aérien, c’est un métier aéroporté, donc je suis membre d’un équipage. Mon travail à moi, en tant que tel, sur l’appareil, c’est de coordonner les efforts des différentes parties de l’avion, donc les opérateurs de détecteurs et les pilotes, pour mener à bien la mission.

Les officiers des systèmes de combat aérien se servent de systèmes de navigation tactique, de capteurs de pointe, de systèmes de communication, d’équipement de guerre électronique et de systèmes de lancement d’armes. Ils mènent et coordonnent des missions en lien avec les patrouilles d’affirmation de la souveraineté, la lutte anti-sous-marine, la guerre électronique et les opérations de recherche et sauvetage.

BERNATCHEZ : Il y a pas deux journées qui se ressemblent. La première journée, on peut être appelé à faire des patrouilles de reconnaissance des côtes ; le lendemain, on peut être appelé à faire de la recherche et sauvetage pour un vaisseau perdu en mer ; le lendemain, ça peut être une mission de guerre anti-sous-marine. On sait jamais ce qui nous attend, puis il faut toujours être prêt à réagir à toutes les situations.

Ces officiers hautement qualifiés sont des experts des opérations interarmées et des tâches de missions multiples auxquelles participent l’Armée de terre et la Marine dans un contexte international.

BERNATCHEZ : La partie la plus intéressante de mon travail, c’est que j’ai l’opportunité d’apporter mon bureau, que vous voyez derrière moi, effectuer des missions, non seulement localement ici au Canada pour la défense du territoire, mais aussi à l’étranger, et m’offrir l’opportunité de participer à des exercices et des missions opérationnelles avec des membres des forces aériennes de d’autres pays.

Après avoir terminé leur formation professionnelle, les officiers des systèmes de combat aérien sont affectés à un escadron opérationnel pour travailler dans un des quatre domaines : l’Aurora ; l’hélicoptère maritime Cyclone ; un escadron de mobilité aérienne ; ou un escadron de recherche et sauvetage. À ce stade, les officiers des systèmes de combat aérien apprennent à bien utiliser les systèmes spécialisés à bord de l’aéronef sur lequel ils travaillent.

Ils pourraient être affectés à des missions dans le Nord du Canada, à des opérations interarmées avec d’autres pays, ou à un service en mer au sein du détachement aérien sur un navire de la Marine royale canadienne pendant plusieurs mois dans le cadre d’opérations maritimes.

BERNATCHEZ : Il y a pas une journée où je me présente au travail et je regrette d’avoir signé les papiers d’enrôlement il y a 12 ans, et si on me le demandait encore, je recommencerais du début et je changerais rien.

BERNATCHEZ : Je pense que je dois regarder ma carrière comme un ensemble d’accomplissements : l’opportunité d’avoir servi dans des situations de recherche et sauvetage, on a sauvé des vies ; dans des opérations anti-narcotiques, où on a empêché des grosses cargaisons de drogues de rejoindre le continent nord-américain ; c’est tous des événements qui me font prendre conscience que mon travail est vraiment important et je changerais pas ça pour rien au monde.

TITRE :
OFFICIER·ÈRE DES SYSTÈMES DE COMBAT AÉRIEN

DANS LES FORCES CANADIENNES

Emplois civils équivalents

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officier·ères, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Les officier·ères de systèmes de combat aérien suivent les cours de l'École de survie et d'entraînement aéromédical des Forces canadiennes à Winnipeg, au Manitoba. Afin de vous préparer aux rôles et responsabilités de l'officier·ère des systèmes de combat aérien, vous devez suivre avec succès trois cours conçus pour vous initier aux défis uniques du travail en tant que membre d'un équipage d'aéronef. Ces cours sont les suivants:

  • Instruction aéromédicale, qui présente de façon détaillée les effets physiologiques liés aux opérations en haute altitude ainsi que le fonctionnement des systèmes d’alimentation en oxygène utilisés à bord des aéronefs militaires
  • Cours élémentaire en survie, en évasion, en résistance et en fuite
  • Cours de survie en mer (opérations aériennes), offert à l’École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes située à Comox, en Colombie-Britannique.

Une formation complémentaire portant sur les fonctions particulières de l’officier·ère de systèmes de combat aérien est offerte à l’École de pilotage des Forces canadiennes, située à Winnipeg, au Manitoba. Vous recevrez une formation portant sur la météorologie, les techniques de navigation de base et de niveau avancé, les systèmes de guidage et de contrôle, l’électronique, les communications, l’utilisation tactique des aéronefs et les systèmes d’armes. Cette formation est donnée en classe, dans le simulateur ainsi que dans l’aéronef.

Après avoir réussi l’instruction professionnelle, vous serez affecté à une unité d’entraînement opérationnel. Le but est d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, afin d’obtenir la qualification de membre de l’équipage de certains types d’aéronefs, y compris les cours suivants :

  • Patrouille à long rayon d’action
  • Hélicoptère maritime
  • Recherche et sauvetage
  • Guerre électronique
  • Ravitaillement air-air
  • Véhicule aérien sans pilote
  • Techniques d’instruction

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officier·ères de systèmes de combat aérien qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée.

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ère sont requises avant toute affectation.

Programme de formation des officier·ères de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officier·ères des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officier·ères en intégrant le programme du Collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officier·ères peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études subventionnées.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officier·ères, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

Il est également possible de mettre en œuvre un « plan d’apprentissage individuel » qui permet de suivre des cours liés à cet emploi et menant à l’obtention d’un diplôme universitaire; une fois que les cours sont réussis, il est possible d’obtenir un remboursement jusqu’à concurrence de 50 % pour vos frais de scolarité et autres frais obligatoires. Les frais de scolarité pour les cours réussis sont remboursables pourvu que l’étudiant ait servi au sein de la Réserve pendant toute la durée de ces cours.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi (les techniciens·iennes en construction employés dans la Réserve aérienne effectuent habituellement jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail). Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.