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Opérateur - Contrôle aérospatial

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Aperçu

Les opérateurs de contrôle aérospatial utilisent des systèmes radar, informatiques et de communications, ainsi que d’autres systèmes de détection pour surveiller et contrôler l’espace aérien. Ils contrôlent et coordonnent la circulation aérienne et terrestre, tant civile que militaire, dans les aérodromes et les unités tactiques des Forces armées canadiennes (FAC).

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Utiliser des systèmes de commandement et de contrôle
  • Donner des instructions de contrôle au sol aux aéronefs et aux véhicules qui opèrent au sol et des messages d’information en vol aux aéronefs
  • Recevoir, transmettre et enregistrer les renseignements contenus dans les plans de vol
  • Répondre aux situations d’urgence
  • Interpréter les rapports météorologiques
  • Tenir les dossiers à jour

Environnement de travail

L’environnement de travail des opérateurs de contrôle aérospatial peut être souterrain ou à bord d’aéronefs. Ils peuvent travailler partout au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ils peuvent en outre diriger des services de contrôle du trafic aérien, comme les messages d’information en vol, le contrôle au sol et le contrôle de radar de précision auprès des escadres et des escadrons d’hélicoptères tactiques au Canada.

Transcription

TITRE:

Opérateur / Opératrice de contrôle aérospatial

DANS LES FORCES CANADIENNES

CAPORAL-CHEF STEVE CYR : Je suis le caporal-chef Steve Cyr, originaire de Valleyfield, Québec, opérateur de contrôle aérospatial à la 3e escadre de Bagotville.

Les opérateurs de contrôle aérospatial aident à gérer la circulation aérienne dans les bases de l’Aviation royale canadienne et œuvrent à protéger les familles, les foyers et les villes du Canada en assurant la sécurité de notre espace aérien. 

Les opérateurs de contrôle aérospatial qui sont initialement formés pour les opérations d’aérodrome travaillent dans un terminal de vols aux instruments en tant qu’opérateurs de données et contrôleurs de radar d’approche de précision. Ils travaillent aussi dans une tour de contrôle en tant qu’opérateurs de données et contrôleurs au sol pour enregistrer des plans de vol, interpréter des bulletins météorologiques, tenir à jour des dossiers et assurer le déplacement fluide et sécuritaire des véhicules et des aéronefs sur le terrain d’aviation.

Les opérateurs de contrôle aérospatial qui sont initialement formés pour les opérations de protection de la souveraineté aérienne travaillent principalement dans le Secteur de la défense aérienne du Canada à North Bay, en Ontario, où ils surveillent et analysent les données radar de partout au pays et du Grand Nord, en surveillant tout ce qu’il y a dans le ciel, y compris des aéronefs civils, et en protégeant l’Amérique du Nord de menaces militaires ou terroristes éventuelles.

CYR : Tu peux arriver dans une situation assez stressante. Donc c’est d’être capable de garder son sang-froid lorsqu’il y a des choses qui arrivent.

Les opérateurs de contrôle aérospatial ouvrent la voie pour la surveillance par l’Aviation Royale Canadienne de l’espace orbital. Cela comprend la surveillance des objets spatiaux qui pourraient poser une menace à nos satellites ou à la Station spatiale internationale, et l’attribution de tâches aux satellites relativement à l’imagerie des objets spatiaux. 

Il y a également des opérateurs de contrôle aérospatial dans les trois centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage du Canada. De nombreuses possibilités de déploiement partout dans le monde s’offrent aussi aux opérateurs de contrôle aérospatial, qui peuvent notamment participer à l’activation d’un aérodrome en terrain rudimentaire à l’appui des efforts de secours humanitaires, ou à la gamme complète des opérations de combat.

CYR : L’opérateur de contrôle aérospatial, en déploiement, ça peut être la personne qui est en charge de la radio, donc qui transmet de l’information aux F-18 qui sont présentement en vol, donc tu sens que tu fais partie entière des décisions prises, vu que c’est une petite équipe qui est dans le poste de commandement.

CYR : Tu te sens tellement important, évidemment, lorsque t’es le contrôleur au sol, faire circuler des avions, les faire partir sur leurs missions le plus rapidement possible.

À la fin de leur formation professionnelle, les opérateurs de contrôle aérospatial sont généralement affectés à une installation de contrôle de la circulation aérienne militaire – soit dans une tour ou dans un terminal – ou au Secteur de la défense aérienne du Canada à North Bay, en Ontario. 

Même si cela peut sembler intimidant au départ, les opérateurs de contrôle aérospatial commencent toujours à travailler sous la supervision de collègues expérimentés qui leur montrent les bases, leur donnent des conseils et des astuces afin d’accélérer certains aspects du travail, et qui s’assurent qu’ils font la bonne chose.

CYR : Que ce soit le contrôle aérien ou la défense aérienne, tu commences, t’as fini ton cours, mais t’as beaucoup d’autres choses à apprendre. Donc c’est d’arriver dans la section puis de commencer à regarder dans les publications, poser des questions à tes collègues, à ta chaîne de commandement, t’intéresser à ce que tu fais.

À mesure que progresse leur carrière, les opérateurs de contrôle aérospatial se voient offrir une vaste gamme de possibilités de formation spécialisée et d’affectation dans divers domaines comme les opérations de radar d’approche de précision, la surveillance de l’espace et les opérations de commandement et de contrôle aéroportés (AWACS) aux États-Unis et à l’étranger. Il y a également des occasions de travailler dans une unité de radar tactique déployable ou dans un Centre des opérations de combat.

En suivant une formation plus poussée, les opérateurs de contrôle aérospatial pourraient avoir la possibilité de devenir des contrôleurs de service et d’appuyer les opérations des hélicoptères tactiques au pays et dans le cadre de missions internationales. Les opérateurs de contrôle aérospatial sont en outre les spécialistes des opérations de liaison de données tactiques dans l’Aviation royale canadienne, gérant un réseau complexe de systèmes d’armes numériques et de capteurs aéroportés.

CYR : Franchement, lorsque j’ai joint les Forces, j’avais aucune idée à quoi m’attendre. Il y a pas beaucoup d’emplois qui te permettent de voyager comme ça, participer à des sports, prendre des décisions clés dans une organisation, faire partie d’une famille. Il me reste un bon 15 ans à faire, puis… Je suis prêt.

OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DU CONTRÔLE AÉROSPATIAL

DANS LES FORCES CANADIENNES

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario. L’instruction dure environ quatre mois et comprend les sujets suivants :

  • Assurer des fonctions de surveillance
  • Aider aux services de règles de vol à vue
  • Aider aux services de règles de vol aux instruments
  • Assurer des fonctions liées aux services de trafic aérien

Instruction spécialisée disponible

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Contrôleur de radar d’approche de précision
  • Coordonnateur des systèmes de données
  • Système de l’escadron de transmission et de contrôle (air)

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales avec mathématiques appliquées (mathématiques 426 au Québec). Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options d’enrôlement direct

Nous embauchons : nous acceptons actuellement les candidatures pour ce poste par le biais de l'enrôlement direct.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. L’instruction pour le poste d’opérateur de contrôle aérospatial dure environ deux mois et est dispensée par l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario.

Milieu de travail de la Force de réserve

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.