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Opérateur de détecteurs électroniques aéroportés

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Aperçu

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés utilisent des systèmes de détecteurs électroniques évolués pour faire fonctionner des détecteurs aéroportés à bord des aéronefs de patrouille à long rayon d’action, des hélicoptères maritimes et des véhicules aériens sans pilote. 

Ils détectent les sous-marins et en font le suivi, ils offrent un soutien aux opérations de recherche et de sauvetage et aux opérations médicales et aident les autres ministères et agences du gouvernement à recueillir des preuves et à effectuer des patrouilles antidrogues. 

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Utiliser un radar, des systèmes électro-optiques et infrarouges, détecteurs d’anomalies magnétiques et de l’équipement de guerre électronique
  • Prendre des photos aériennes
  • Charger les armes aéroportées et viser avec celles-ci, et faire des recherches dans les systèmes des stocks
  • Utiliser le système de mitrailleuse héliporté
  • Utiliser les systèmes de détecteurs électroniques des véhicules aériens sans pilote
  • Communiquer avec les organismes internes et externes (forces civiles et alliées)
  • Recueillir des preuves

Environnement de travail

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés travaillent normalement à bord d’aéronefs; toutefois, ils peuvent aussi être appelés à travailler sur les pistes de base aérienne, sur des ponts d’envol de navire et avec des groupes opérationnels d’appui au combat terrestre. Ils sont habituellement basés sur les côtes Est et Ouest du Canada. De plus, ils peuvent participer à des missions partout dans le monde afin d’appuyer les opérations et les exercices du Canada et des pays alliés.
Transcription

TITRE:

Opérateur / Opératrice de détecteurs électroniques aéroportés

DANS LES FORCES CANADIENNES

MODULE 1 – Vue d’ensemble du métier

CAPORAL KEVIN LORIN : Je suis le caporal Kevin Lorin de Montréal, opérateur de détecteurs électroniques aéroportés, muté à la 14e escadre à Greenwood en Nouvelle-Écosse.

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés travaillent dans un environnement complexe et se servent de détecteurs aéroportés avancés, notamment des radars, des sonars et des caméras infrarouges avant-gardistes. Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés travaillent principalement sur deux types d’aéronefs : l’aéronef de patrouille à long rayon d’action CP140 Aurora, et l’hélicoptère maritime Cyclone. À bord de l’Aurora, l’équipage de bord est composé de 12 personnes, dont cinq opérateurs. À bord du Cyclone, il y a un opérateur au sein de l’équipage de bord de 4 personnes. 

LORIN : Le travail d’un opérateur de détecteurs électroniques, en gros, ça va être d’arriver dans la zone d’opérations, d’utiliser le radar et la caméra pour identifier les cibles. Si on chasse un sous-marin cette journée-là, on va utiliser des sonobuoys aussi, pour détecter le sous-marin puis confirmer sa location avec le détecteur d’anomalie magnétique sur l’avion.

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés transmettent des renseignements essentiels de surveillance et de reconnaissance – de leurs aéronefs aux navires de la marine en mer et aux troupes au sol. Ils peuvent notamment faire partie d’un groupe opérationnel naval qui se livre à la lutte anti-sous-marine ou à des opérations antidrogue, des activités de pêche, des patrouilles d’affirmation de la souveraineté et au soutien des opérations de recherche et sauvetage, ou ils peuvent travailler avec l’Armée de terre pour recueillir des renseignements sur les objectifs et les forces ennemies. 

LORIN : Ce qu’on fait, en gros, nous, c’est qu’on va aller chercher l’information nécessaire, on va la relayer à notre officier, qui va, lui ou elle, relayer à la Force en tant que tel et la coalition pour avoir l’information la plus courante et la plus précise.

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés peuvent également servir à titre de mitrailleur de porte à bord de l’hélicoptère Cyclone ou d’opérateur du treuil de l’aéronef.

LORIN : Même si on n’est pas des officiers – si on est un des seuls métiers sur cet avion-là qui n’est pas un officier – on ne sent jamais ça pendant qu’on est en vol. Ce qu’on a à dire, on le dit tout haut et fort, et les officiers vont nous écouter, parce qu’on est leurs yeux et leurs oreilles, et ils ont besoin de nous autant qu’on a besoin d’eux.

LORIN : Ma partie préférée du métier, c’est de savoir qu’on fait des choses qu’il y a pas beaucoup de monde qui ont l’occasion de faire. On vole presque tous les jours, on accomplit des missions opérationnelles. Quand on trouve une cible, que ce soit un sous-marin ou un bateau d’intérêt, c’est très excitant parce que ça nous donne la confiance en nos habiletés, ça augmente vraiment le sens d’accomplissement puis c’est pas quelque chose qu’on peut trouver n’importe où dans les Forces, c’est très unique à ce métier.

Après leur formation professionnelle initiale, les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés sont affectés à un type d’aéronef puis à un escadron tactique, où ils apprendront à se servir des systèmes spécialisés à bord de l’aéronef dans lequel ils travailleront. 

LORIN : Pour être un bon opérateur de détecteurs électroniques aéroportés, il faut être patient, il faut être capable de penser à plusieurs choses en même temps, il faut aussi être capable d’interpréter de l’information assez rapidement.

Alors qu’ils développent leurs compétences, ils pourraient être affectés à des missions dans le Nord du Canada, à des opérations interarmées avec d’autres pays, ou à un service en mer au sein du détachement aérien sur un navire de la Marine royale canadienne pendant plusieurs mois dans le cadre d’opérations maritimes.

Des opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés veilleront aussi au bon fonctionnement des capteurs des nouveaux aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe du Canada, ainsi que des systèmes d‎’aéronefs télépilotés ou drones.

Peu importe la plateforme, les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés doivent savoir extraire de leurs capteurs les bons renseignements, au bon moment, et les transmettre aux bonnes personnes de façon claire et concise. Les renseignements essentiels qu’ils fournissent aux opérations peuvent sauver des vies, protéger les troupes et réduire les dommages collatéraux.

LORIN : Un des aspects les plus intéressants du métier, c’est non seulement le fait qu’on voyage partout dans le monde, mais qu’on a aussi l’occasion de travailler avec toutes les autres armées du monde, et toutes les Air Forces du monde également. Tout ce qu’on fait à l’étranger a un impact positif ici au Canada à la maison, et de savoir qu’on est parmi les meilleurs au monde, c’est toujours un très bon sentiment.

TITRE :


OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DE DÉTECTEURS ÉLECTRONIQUES AÉROPORTÉS

DANS LES FORCES CANADIENNES

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous participerez ensuite à une instruction de qualification professionnelle de base de huit semaines à la 17e Escadre de Winnipeg, au Manitoba. L’instruction traite des compétences de base suivantes :

  • Théorie de vol
  • Spectre électromagnétique
  • Théorie de détection électronique
  • Opérations d’aérodrome

L’instruction en vol, qui se déroule aussi à la 17e Escadre pendant 16 semaines, est donnée à bord de l’aéronef CT142 et porte sur les sujets suivants :

  • Communication : théorie et pratique
  • Opérations de radar aéroporté
  • Navigation aéroportée
  • Détermination de cibles au moyen d’équipement de guerre électronique et de détecteurs électro-optiques et infrarouges

Instruction spécialisée disponible

Vous suivrez ensuite l’instruction en vol opérationnel durant 24 semaines. Cette instruction vous permettra de perfectionner vos compétences. Elle se donne à bord d’hélicoptères maritimes à la 12e Escadre de Shearwater, en Nouvelle-Écosse, ou à bord d’aéronefs de patrouille à long rayon d’action et d’UAV à la 14e Escadre de Greenwood, en Nouvelle-Écosse.

Instruction avancée disponible

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Guerre électronique opérationnelle – niveau avancé
  • Analyse du renseignement électronique – niveau avancé
  • Techniques d’instruction
  • Instruction spécialisée en leadership et gestion
  • Formation d’opérateur acoustique
  • Test et évaluation opérationnels aéroportés
  • Formation en gestion de projets
  • Cours avancé de survie, d’évacuation et d’évasion
  • Thermographie en application de la loi

Études exigées

The minimum required education to apply for this position is the completion of the provincial requirements for a high school diploma in Canada including Grade 10 Academic Math or Math 426 or 436 in Quebec. Foreign education may be accepted. (FRENCH)

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Instruction de la Force de réserve

Ce poste est ouvert uniquement aux membres de la Force régulière qui ont reçu l’instruction destinée aux opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés et qui souhaitent être mutés dans la Force de réserve ainsi qu’aux anciens militaires qualifiés à titre d’opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés.

Milieu de travail de la Force de réserve

Les membres de la Réserve aérienne sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que leurs homologues de la Force régulière. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.