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Officier de guerre navale

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Aperçu

Les Officier de guerre navale gèrent et dirigent la stratégie, la tactique et les procédures maritimes pour l’utilisation des navires, des sous-marins et des aéronefs, des capteurs maritimes, du renseignement brut de combat et des systèmes d’armes.

Ils sont les seuls officiers qui sont chargés à assurer le commandement des navires et des sous-marins de la Marine royale canadienne. Ils participent aussi à la conception, à l’acquisition et à l’évaluation des bâtiments ou des systèmes. Ils remplissent des fonctions d’état-major et donnent de la formation et exécutent des tâches administratives.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Assurer le commandement, la coordination et le contrôle des opérations maritimes militaires
  • Diriger et prendre des décisions qui auront une incidence sur la conduite générale des opérations et sur la sécurité de l’équipage du navire
  • Fournir de l’expertise dans toute une gamme d’activités liées à l’exercice de la puissance maritime
  • Diriger et mettre en œuvre des stratégies, des tactiques et des procédures relatives à l’utilisation des navires, des sous-marins, des aéronefs, des capteurs maritimes, du renseignement brut de combat et des systèmes d’armes
  • Prendre part à la conception, à l’acquisition et à l’évaluation de navires ou de systèmes
  • Exécuter des tâches d’état-major et d’instruction ainsi que des tâches administratives

Environnement de travail

Les officiers de guerre navale travaillent dans deux environnements distincts : en mer et à terre. Comme tous les membres du personnel de bord, les officiers de guerre navale font l’expérience des défis et des aventures à caractère unique qui vont de pair avec le travail en mer. Lorsqu’ils sont à terre, les officiers de guerre navale font une journée normale de travail dans un environnement de bureau.

Remarque : les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines se nomment maintenant des officiers de guerre navale.

Transcription

TITRE:

Officier de guerre navale

Veuillez noter que ce métier s’appelle désormais « officier de guerre navale », mais que les rôles et responsabilités qui y sont associés demeurent pour la plupart inchangés.

OFFICIER DES OPÉRATIONS MARITIMES DE SURFACE ET SOUS-MARINES

DANS LES FORCES CANADIENNES

LIEUTENANT DE VAISSEAU SAMUEL MERCIER : Je suis lieutenant de vaisseau Samuel Mercier d’Halifax. Je suis un officier de guerre navale à l’unité de plongée de la flotte Atlantique.

Les officiers de guerre navale naviguent partout dans le monde en appui aux priorités navales du Canada, notamment dans le cadre d’exercices et de déploiements multinationaux, et ils effectuent des patrouilles de souveraineté ici‑même dans les eaux canadiennes. Ils font partie d’une équipe de haut niveau chargée de tous les aspects liés au fonctionnement quotidien du navire, depuis la navigation et le matelotage jusqu’à la guerre de surface et la guerre sous‑marine, en passant par la gestion de l’information et les communications. Ils sont aussi responsables des équipes d’arraisonnement et de plongée du navire. Chacun de ces rôles leur offre l’occasion de naviguer de par le monde, de diriger le navire ou le sous‑marin, de tirer des armes et de collaborer avec d’autres pays.

MERCIER : Le métier d’officier de guerre navale, c’est spécial, parce qu’il y a un grand nombre de spécialités. Une personne peut joindre en tant qu’officier de guerre navale mais devenir un plongeur démineur, peut devenir un sous-marinier, il peut devenir une personne qui se spécialise dans les communications. Ça peut être une personne qui se spécialise en lançant des missiles, donc les opportunités sont vastes. Et ça fait une carrière diversifiée.

Être officier de guerre navale signifie être appelé à naviguer partout dans le monde, que ce soit dans les Caraïbes, dans l’Arctique, dans l’Atlantique Nord ou encore dans la Méditerranée. Les opérations de la Marine du Canada s’étendent aux quatre coins de la planète.

MERCIER : J’ai eu la chance d’aller vivre des expériences qui sont hors du commun. Que ça soit de déployer sur un navire canadien, d’avoir un deuxième déploiement avec la Marine française en tant qu’échange international, de faire partie d’un groupe d’intervention pendant les déploiements, de devenir plongeur démineur, de trouver, de déminer des mines de la première guerre mondiale, c’est des choses qui rendent une vie hors du commun.

Mais l’attrait de ce poste ne se limite pas à la navigation… Être membre d’équipage, c’est se joindre à la famille de la Marine et travailler ensemble, en équipe, pour accomplir la mission en mer.

Une fois leur instruction de base terminée, les officiers de guerre navale sont affectés à un navire opérationnel basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou tout juste à l’extérieur de Victoria (Colombie-Britannique), et ce pendant deux ans. Ils y commencent immédiatement leur formation en cours d’emploi qui mène à l’obtention en parallèle de deux qualifications. Ils s’emploient ainsi à obtenir la qualification d’officier de service, pour ces occasions où le capitaine leur confie le navire quand celui‑ci est amarré à quai, tandis qu’en mer, ils s’emploient à obtenir leur brevet d’officier de quart, qui leur permet d’assumer la responsabilité du navire quand celui‑ci est au large.

MERCIER : C’est sûr qu’il y a un stress relié à l’emploi, mais on est bien entraînés et on est prêts quand c’est le temps de monter au prochain niveau. Même s’il y a un certain sentiment qui est inconfortable, il faut que je fasse ma job.

Le leadership et l’esprit d’équipe sont deux des compétences essentielles requises pour les officiers de guerre navale. C’est un travail difficile qui présente de nombreuses possibilités de progression de carrière pouvant aller jusqu’au commandement d’un navire. En fait, tous les capitaines de navire et de sous‑marin de la Marine royale canadienne sont des officiers de guerre navale.

MERCIER : C’est le seul métier qui construit des personnes au fil d’une carrière pour un jour prendre commande d’un navire de guerre. Et ça prend un nombre énorme de connaissances, que ce soit en navigation, que ce soit en direction, contrôle, armement, systèmes de sécurité. Ça, c’est le métier qui permet à une personne d’atteindre ce but.

Pour un officier, une journée en mer typique peut inclure l’acquisition d’expérience pratique et de la formation en équipe, notamment dans le cadre de simulations d’incendie, d’inondation ou d’urgence médicale, qui sont des scénarios de lutte contre les avaries auxquels participent tous les membres de l’équipage.

Lorsqu’ils ne sont pas en service, les officiers de guerre navale peuvent faire de l’exercice et relaxer avec leurs collègues. Ils prennent leurs repas ensemble et ont chacun un accès personnel à Internet et à leurs courriels, en plus de pouvoir communiquer régulièrement avec leur famille et leurs amis au pays par téléphone satellite.

MERCIER : Franchement, je pourrais vous dire que ma carrière a été mieux que je pensais. J’ai eu la chance d’aller à l’école – le militaire a payé pour mon Bac, a payé pour ma maîtrise. J’ai eu la chance de voyager sur quatre continents. J’ai fait des amis et des rencontres qui ont défini qui je suis aujourd’hui. Ça a été le meilleur choix que j’ai jamais fait dans ma vie.

 

TITRE :

OFFICIER DES OPÉRATIONS MARITIMES DE SURFACE ET SOUS-MARINES

DANS LES FORCES CANADIENNES

Qualification militaire de base des officiers

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Formation professionnelle disponible

Vous fréquenterez ensuite le Centre d’instruction des officiers de marine à Esquimalt, en Colombie-Britannique, où vous recevrez une formation de 12 mois concernant les responsabilités précises qui vous incombent. Au moyen d’exposés en salle de classe, de simulateurs et de navires en mer, la formation vous permettra d’acquérir de l’expertise et de l’expérience pratique relativement à la navigation, à l’entretien des ponts, aux communications, au mouvement relatif, à la sécurité des navires, aux procédures et règles de la navigation.

Une fois cette formation officielle réussie, vous serez affecté à votre premier navire opérationnel où, en environ 24 mois, vous effectuerez les obligations et la formation en cours d’emploi menant au certificat de chef de quart et à la qualification professionnelle d’officier de marine. Vous suivrez également des cours sur les opérations navales à Halifax, en Nouvelle-Écosse, qui sont conçus pour vous former relativement aux opérations et à la tactique à bord, dans des domaines comme les communications, les opérations et les procédures d’hélicoptères, le droit militaire et les connaissances navales générales.

Instruction spécialisée disponible

Après six mois d’application pratique de votre instruction professionnelle, vous vous spécialiserez durant une période de quatre à six mois dans un des domaines suivants :

  • Navigation maritime
  • Direction d’armes de surface ou sous-marines
  • Direction et contrôle des opérations d’hélicoptères
  • Gestion des systèmes d’information et de communication

Options d’enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les Forces armées canadiennes (FAC) détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Options d’études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officiers des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officiers en intégrant le programme du collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officiers peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études payés.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers de guerre navale servent dans la Marine royale canadienne. Leur travail consiste à diriger l’exploitation des navires (y compris des navires patrouilleurs) et des systèmes s’y rapportant. Ils peuvent aussi donner des conseils sur la conception, l’acquisition et l’évaluation de navires ou de systèmes, et exécuter des tâches d’état-major et des fonctions relatives à l’instruction et à l’administration. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel, ils servent habituellement au sein d’une division de la Réserve navale dans leur ville de résidence; les occasionnels à temps plein servent habituellement à un port d’attache de la Marine royale canadienne au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, les officiers de guerre navale sont formés pendant 12 mois au Centre d’instruction des officiers de marine à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pour acquérir des compétences spécialisées. 

Milieu de travail de la Force de réserve

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92,8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.