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Armée

Officier·ère des transmissions

OFFICIER·ÈRE | Temps plein, Temps partiel


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Aperçu

En tant que militaire, les officier·ères des transmissions fournissent des solutions et des services de gestion des télécommunications et de l’information à l’appui aux Forces armées canadiennes (FAC), plus particulièrement à l’Armée canadienne ainsi qu’aux unités de commandement.

L'officier·ère des transmissions doit veiller à la gestion des capacités de communication, de même qu’à la gestion des membres du personnel qui assurent le fonctionnement et l’entretien de ces capacités. D’autre part, les officier·ères des transmissions peuvent être affectés à l’élaboration de politiques, à la gestion de projets et à l’exploitation de réseaux. En votre qualité d’officier·ère des transmissions, vous pourriez être tenu d’exercer des fonctions liées à l’utilisation de capacités de communication impliquant ce suit suit :

  • Systèmes d’information automatiques conçus à des fins précises en appui au commandement et au contrôle du champ de bataille, à la reconnaissance et à la surveillance, ainsi qu’à l’acquisition d’objectifs
  • La connaissance de la gamme complète des systèmes radio, depuis les radios à courte portée jusqu’aux radios satellites
  • Capacités de guerre électronique
  • L’élaboration et la mise en oeuvre de politiques de sécurité en matière de cryptographie et de communication

Environnement de travail

Les officier·ères des transmissions accomplissent leur travail peu importe le climat, le milieu et les circonstances. Ils peuvent ainsi travailler dans un bureau situé sur une base ou une garnison ou être confronté aux inconforts et dangers du service au sein d’une unité de l’Armée canadienne, d’exercices se déroulant au Canada ou encore d’opérations à l’étranger pouvant entraîner des combats. Ils peuvent être déployés à l’étranger lors de missions, être affectés à un quartier général international ou à un poste permutable ou de liaison dans un pays allié.

Si vous choisissez de faire carrière dans la Force régulière, vous serez affecté à votre première base dès que vous aurez terminé l’instruction requise. Bien qu’il y ait une certaine latitude concernant les affectations (réinstallations), il n’est pas toujours possible de satisfaire toutes les demandes et, par conséquent, vous devez vous attendre à déménager à un moment ou à un autre pendant de votre carrière. Toutefois, si vous décidez de vous enrôlez dans la Force de réserve, vous le ferez via une unité spécifique de la Force de réserve. Outre l’instruction, votre lieu de travail à temps partiel sera l’unité de la Force de réserve que vous aurez choisie et ne serez pas dans l’obligation de déménager pour une affectation à une autre base. En tant que membre de la Force de réserve, vous travaillez généralement un soir par semaine et certaines fins de semaine, avec la possibilité d'un emploi à temps plein.

Aperçu de carrière

Transcription

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : Je suis le lieutenant Justin Ngo Huynh de Longueuil, Québec. Je suis un officier de transmissions au 2 e Groupe-brigade mécanisé du Canada à Petawawa.

Pour les forces de combat modernes, l’information est aussi essentielle que les munitions. Les ordres de combat, la surveillance, la reconnaissance et l’acquisition d’objectif des troupes en déploiement dépendent d’un réseau protégé à sécurité intégrée qui fournit des renseignements en temps réel, de jour comme de nuit. Les officiers des transmissions conçoivent, élaborent et mettent en œuvre la
prochaine génération de technologies de l’information (TI) pour les Forces armées canadiennes. Ils sont affectés à différents environnements tactiques et niveaux stratégiques afin d’appuyer les opérations de l’Armée de terre partout dans le monde. Ils forment un pont entre les aspects techniques et tactiques liés aux communications de l’Armée de terre.

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : La troupe de 30 personnes que je gère, les métiers que je côtoie à tous les jours, c’est tout ce qui est en lien avec les spécialistes des communications de l’information, donc que ce soient des opérateurs de radio, des monteurs de lignes, des techniciens de support. Donc mon rôle en tant qu’officier de transmissions, c’est de faire la planification.

Les officiers des transmissions dirigent des équipes d’experts techniques hautement qualifiés — des techniciens des transmissions, des opérateurs des transmissions, des techniciens des systèmes d’information et des techniciens des lignes — afin de concevoir, d’installer et d’exploiter les réseaux complexes de transmission de la voix et de données utilisés dans les bases militaires du Canada et dans le cadre d’opérations à l’étranger. Ils accomplissent notamment des tâches liées aux liaisons par satellite et aux réseaux informatiques, aux communications radiotéléphoniques par câble et sans fil, ainsi qu’aux transmissions codées et classifiées qui assurent la liaison entre les commandants et les troupes de combat dans certaines des régions les plus reculées de la planète.

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : C’est vraiment la planification au départ qui fait en sorte que tout va pouvoir bien rouler. Le commandement et contrôle sont les éléments qui permettent de remporter des batailles; sans cela, les soldats ne disposent pas de l’information dont ils ont besoin pour exécuter efficacement leurs tâches.

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : Les aspects les plus cool et génial en tant qu’officier de transmissions, c’est de pouvoir apprendre tout ce qui est tous types de formes de communication, en fait — en étant capables de résoudre des problèmes de communication, de pouvoir planifier, de pouvoir apprendre de nouvelles choses. C’est vraiment l’interaction avec les gens qui fait en sorte que le métier est vraiment incroyable.

Après avoir satisfait aux exigences en matière d’instruction, les officiers des transmissions sont affectés à une troupe ou à un peloton des transmissions au sein de l’une des quatre brigades du Canada afin de diriger des troupes pouvant compter jusqu’à 30 militaires hautement qualifiés. Les réservistes assument les mêmes fonctions dans l’une des 23 unités des transmissions de la Réserve de l’Armée de terre à l’échelle du pays.

Les officiers des transmissions sont responsables de la planification, de la mise à l’essai et de la mise en œuvre des systèmes hautement perfectionnés afin d’assurer la fiabilité des communications de l’Armée de terre. Ils pourraient, par exemple, être appelés à établir un réseau de TI dans un contexte de déploiement, à accroître les cybercapacités de l’Armée de terre ou à assumer des fonctions dans le domaine de la guerre électronique ou du renseignement d’origine électromagnétique.
Pour réussir, les officiers des transmissions doivent relever les défis liés à la résolution de problèmes complexes et faire preuve de souplesse et d’imagination. Ils doivent également comprendre les TI et posséder des compétences solides en communication.

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : En arrivant en tant que jeune officier, en côtoyant des adjudants, des personnes qui ont plus d’expérience que moi, ce qui est vraiment plaisant c’est d’apprendre de leur expérience. C’est prendre de leurs conseils, de demander des questions. Évidemment, il va falloir faire son métier et pouvoir bien les diriger, mais en bout de ligne c’est vraiment un travail d’équipe.

LIEUTENANT JUSTIN NGO HUYNH : Ce que je m’attends en tant qu’officier de transmissions, c’est vraiment d’avoir la chance d’utiliser mes connaissances en déploiement. La communication joue vraiment un rôle important dans n’importe quel type de déploiement. Donc, mon but ultime, c’est vraiment de pouvoir déployer et puis par la suite, de pouvoir partager mes connaissances et mes notions aux futurs jeunes officiers.

Emplois civils équivalents

  • Physicien·nes
  • Ingénieurs·es en aérospatiale
  • Ingénieur informaticien·eure informaticienne
  • Autres ingénieur·eures, n.c.a.
  • Analystes de systèmes informatiques
  • Programmeur·euse de systèmes
  • Technologues et techniciens·nes en génie électronique et électrique

Instruction

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officier·ères de 12 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officier·ères, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Vous suivrez ensuite une formation à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes, située à Kingston, en Ontario. Pendant cette phase, vous acquerrez les compétences et les connaissances nécessaires pour superviser et mener une section au cours d’opérations tactiques en campagne, et appliquer et renforcer les compétences et les connaissances acquises lors des étapes antérieures de l’instruction. L’accent sera mis sur le leadership et l’administration ainsi que la théorie plus avancée en matière de communications et d’électronique et son application.

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi.

Après l’instruction de base, vous fréquenterez l’École d’infanterie au Centre d’instruction au combat, située à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Vous tirerez parti de l’instruction en matière de leadership que vous avez reçue pendant la formation de base des officier·ères, en plus d’acquérir les compétences requises pour tous les soldats des armes de combat, y compris des techniques plus poussées liées au maniement d’armes, aux manœuvres en campagne et aux tactiques de la section.

Programmes d’enrôlement

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier·ères sont requises avant toute affectation.

Programme de formation des officier·ères de la Force régulière (PFOR)

En raison de l’obligation pour les officier·ères des FAC d’avoir un diplôme universitaire, les FAC subventionnent leurs études de premier cycle au Collège militaire royal. Les personnes admises ont droit à un salaire, à un régime de soins médicaux et dentaires, de même qu’à des vacances payées; ils doivent en retour servir dans les FAC pendant une période déterminée. En règle générale, les personnes admises sont nommées élèves-officier·ères en intégrant le programme du Collège militaire du Canada, où elles étudient des matières pertinentes à leur carrière militaire et universitaire. Dans de rares circonstances, selon les besoins des FAC, les élèves-officier·ères peuvent être autorisés à fréquenter une autre université canadienne. La décision sera prise au cas par cas. Si une carrière dans les FAC vous intéresse, y compris des études subventionnées, vous devez faire une demande d’admission au collège militaire du Canada, mais nous vous recommandons de postuler également dans d’autres universités canadiennes, au cas où vous ne seriez pas admis au PFOR.

Renseignez-vous ici sur les programmes d’études subventionnées.

Options à temps partiel

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Les officier·ères des transmissions servent dans l’Armée canadienne. Ils sont responsables de l’exploitation et de l’entretien de tous les systèmes de communication qui ne sont pas intégrés aux aéronefs, aux embarcations ou aux navires. Ils peuvent travailler dans les domaines de l’élaboration de politiques, de la gestion de projets, de l’ingénierie de systèmes et de l’exploitation des réseaux. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans l’Armée canadienne et des unités de commandement à différents endroits au Canada.

Trouvez un centre de recrutement

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officier·ères, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les officier·ères des transmissions sont formés à l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 92.8 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.