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Opérateur de détecteurs électronique maritimes

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Aperçu

Les opérateurs de détecteurs électronique maritimes font fonctionner les dispositifs de détection par radar et radio, les systèmes de brouillage radar et les leurres, ainsi que les canons et lance-missiles installés à bord des grands navires de guerre.

À titre de membre de l’équipe de combat du navire, ils détectent, localisent et identifient les sous-marins, les navires et les aéronefs amis et ennemis. Ils contribuent également à la défense de leur navire contre toutes ces menaces. 

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Localiser et identifier les radars inconnus
  • Se tenir à l’écoute des communications émanant de sous-marins, de navires, d’aéronefs et d’installations à terre
  • Recourir aux canons et aux lance-missiles pour défendre le navire
  • Recueillir des renseignements et des éléments de preuve
Transcription

TITRE:

OPÉRATEURS DE DÉTECTEURS ÉLECTRONIQUE MARITIMES

DANS LES FORCES CANADIENNES

MATELOT DE 1re CLASSE ANDRÉ-FÉLIX SANFAÇON: Je suis matelot de 1re classe André-Félix Sanfaçon de Québec, opérateur de détecteurs électroniques, présentement muté à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

Les opérateurs de détecteurs électroniques (Marine) jouent trois rôles clés dans la guerre navale moderne : ils détectent, identifient et affrontent l’ennemi. En tant que membres de l’équipe des opérations du navire, les opérateurs de détecteurs électroniques ciblent les navires, les sous-marins et les aéronefs ennemis à l’aide de radars et de systèmes de combat électronique perfectionnés. Ils peuvent détecter des objets situés à plusieurs centaines de kilomètres et recueillir des renseignements sur tout ce qui se trouve à la surface de la mer afin que le capitaine du navire et l’équipe de guerre de surface puissent prendre des décisions éclairées en contexte de combat.

Les opérateurs de détecteurs électroniques forment la première ligne de défense du navire et utilisent les armes à bord de celui-ci pour le défendre contre de potentielles menaces maritimes, aériennes ou terrestres.

SANFAÇON : La technologie que nous avons à bord est ultra moderne. Les armements que nous utilisons et les radars de détection nous permettent de détecter des ennemis à des portées incroyables, ce qui la rend l’une des meilleures au monde.

Les opérateurs de détecteurs électroniques défendent activement le navire contre toutes les menaces maritimes et aériennes. Notamment en employant de l’équipement de brouillage des radars, en lançant des fusées leurres pour créer de la confusion, et en se servant de systèmes d’armes comme le canon principal Bofors de 57 mm, les missiles antiaériens et antisurface et le système d’armes de combat rapproché (CIWS).

SANFAÇON : Lorsque j’étais jeune, j’ai toujours été attiré beaucoup par les jeux vidéo. Lorsque j’ai su qu’il y avait un métier dans la Marine qui me permettrait de tirer des missiles, les canons, puis tout ce qui recouvre autour des jeux vidéo, je savais que c’était fait pour moi.

La Marine royale canadienne exerce fréquemment ses compétences dans le cadre de groupes opérationnels formés avec d’autres pays et de jeux de guerre simulant des scénarios de combats militaires et d’affrontements navals réalistes. À bord des navires de guerre canadiens, les opérateurs de détecteurs électroniques sont les experts de l’interception radio et radar, de la guerre électronique et de la collecte de renseignements. Ils peuvent aussi avoir la possibilité de se spécialiser en tant que contrôleurs aériens embarqués ou opérer des véhicules aériens sans pilote, qui accroissent les capacités de surveillance du navire.

SANFAÇON : La synergie qui se passe dans la salle des opérations est grandiose. Dans les films, c’est toujours la pièce dont tout le monde parle lorsqu’on pense à la Marine. Lors des exercices, nous tirons souvent sur des cibles qui sont sur mer mais aussi sur terre. Il n’y a rien de plus excitant que de faire partie d’une équipe lorsqu’on accomplit un tir, que ce soit avec les canons ou les missiles, pour tirer sur une cible qui est sur la mer, dans les airs ou sur terre.

SANFAÇON : La première fois, lorsque j’ai tiré le 76 mm… d’entendre le choc, puis ensuite d’aller voir tous ses amis et puis dire que c’est toi qui l’a tiré, c’est indescriptible. C’est une des fois que je me suis senti le plus fier de toute ma vie.

Une fois leur formation achevée, les opérateurs de détecteurs électroniques sont affectés à leur premier navire basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou tout juste à l’extérieur de Victoria (Colombie-Britannique), à bord duquel ils sont employés comme opérateurs subalternes de mesures de soutien électronique.

Les opérateurs de détecteurs électroniques subalternes suivent une formation pratique pour garantir qu’ils possèdent les connaissances et les compétences requises pour relever les défis en mer. Ils peuvent participer à des exercices et à des opérations nationales ou internationales au sein de l’équipe de guerre de surface.

D’autres possibilités s’offrent à eux, comme faire partie de l’équipe de plongée du navire, d’une équipe d’arraisonnement ou d’un groupe des opérations tactiques navales. 

Pour un marin, une journée en mer typique peut inclure l’acquisition d’expérience pratique et de la formation en équipe, notamment dans le cadre de simulations d’incendie, d’inondation ou d’urgence médicale, qui sont des scénarios de lutte contre les avaries auxquels participe tout l’équipage. À titre de marins, les opérateurs de détecteurs électroniques doivent aussi assumer des fonctions comme membres d’équipage ou vigies.

Lorsqu’ils ne sont pas en service, les marins peuvent faire de l’exercice et relaxer avec leurs collègues. Ils prennent leurs repas ensemble et ont chacun un accès personnel à Internet et à leurs courriels, en plus de pouvoir communiquer régulièrement avec leur famille et leurs amis au pays par téléphone satellite.

SANFAÇON : Les plus belles expériences que j’ai eues dans la Marine, ce sont lorsque j’ai pu aller dans les autres pays, de manger, vivre la culture même avec les gens, d’aller dans leur maison, de leur parler – sans être dans un hôtel. Ça, c’est des expériences que seule la Marine peut vous offrir.

 

TITRE :
OPÉRATEUR /Opérateurs de détecteurs électronique maritimes

DANS LES FORCES CANADIENNES

Environnement de travail

En mer, les opérateurs de détecteurs électronique maritimes travaillent principalement dans la salle des opérations du navire, où ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours.

Comme tout le personnel de bord, les opérateurs de détecteurs électronique maritimes font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies agissant comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage ainsi qu’aux manœuvres pour récupérer une personne tombée à la mer, sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Pendant les procédures d’urgence, ils agissent également à titre de membres de l’équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries en cas de brèche dans la coque du navire. Au besoin, les opérateurs de détecteurs électronique maritimes peuvent faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez par la suite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique pendant environ 20 semaines. Cette formation porte notamment sur les éléments suivants :

  • Procédures à suivre pour tenir à jour le matériel classifié
  • Marche à suivre pour recueillir des renseignements et des éléments de preuve
  • Théorie du radar et de la radio (niveau élémentaire)
  • Fonctionnement de l’équipement de guerre électronique et la façon d’en vérifier l’état
  • Classification des émissions électroniques
  • Procédures à suivre pour les radiocommunications internes et externes

Instruction spécialisée disponible

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Plongeur de bord
  • Techniques d’instruction

Instruction avancée disponible

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les opérateurs de détecteurs électronique maritimes qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Cours supérieur de guerre électronique maritime – OTAN
  • Analyse du renseignement opérationnel sur les transmissions
  • Analyste radar/renseignement technique et électronique
  • Analyste radar/renseignement technique et électronique – niveau intermédiaire
  • Analyste de la collecte de renseignements électroniques – niveau avancé
  • Bases de données – niveaux intermédiaire et avancé

Instruction propre à la Marine

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Canada, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Options d’enrôlement direct

Nous embauchons : nous acceptons actuellement les candidatures pour ce poste par le biais de l'enrôlement direct.