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Opérateur d’équipement d’information de combat (Marine)

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Aperçu

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) sont responsables du fonctionnement de tous les radars de surveillance et de l’équipement connexe à bord propre aux systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. 

En tant que membres de l’organisation d’information de combat du navire, ils aident et conseillent le personnel de commandement en ce qui a trait à la navigation, à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavire et à la lutte anti-sous-marine. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Configurer et faire fonctionner :
    • Système de commandement et de contrôle
    • Radars du navire
    • Systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance
    • Liaisons multiples de données tactiques
    • Système mondial de commandement et de contrôle (mer)
    • Systèmes de traitement de l’information
    • Système intégré de communications intérieures pour navires et sous-systèmes connexes
  • Analyser la performance de tous les systèmes composant l’équipement d’information de combat
  • Appliquer les procédures élémentaires de détection des défectuosités en ligne
  • Recueillir, mettre en corrélation, consigner, analyser, afficher et diffuser toute l’information tactique
  • Tenir à jour des registres et des publications classifiées
Transcription

TITRE:

Opérateur / Opératrice d’équipement d’information de combat (Marine)

DANS LES FORCES CANADIENNES

MATELOT-CHEF GREG COUSINEAU : Je suis matelot-chef Greg Cousineau de St-Constant (Québec), opérateur d’équipement d’information de combat à bord du NCSM Fredericton.

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) sont les yeux et les oreilles de la salle des opérations. Ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours, y compris des systèmes radars et informatiques ultra sensibles et précis, pour aider le personnel de commandement à prendre des décisions tactiques en temps réel.

Les opérateurs d’équipement d’information de combat se servent de tous les radars de surveillance et autres appareils de détection pour brosser un portrait de tous les aéronefs et navires dans le secteur. Au sein de l’équipe des opérations du navire, ils aident et conseillent le personnel de commandement en ce qui a trait à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavire et à la lutte anti-sous-marine. Pour ce faire, ils configurent et font fonctionner les radars de pointe et les liaisons multiples de données tactiques du navire, en plus d’analyser la performance de l’équipement et des systèmes.

COUSINEAU : Le travail d’un opérateur d’équipement de combat, c’est de compiler toutes les informations qui viennent avec les différents capteurs, que ce soit en-dessous de l’eau, dans les airs avec les avions ou sur la surface avec d’autres bateaux. Donc les opérateurs d’équipement d’information prennent toute cette information-là puis on la met ensemble pour présenter au commandement pour qu’ils puissent prendre une très bonne décision basée sur la situation tactique.

Les opérateurs d’équipement d’information de combat se servent aussi de véhicules aériens sans pilote, qui accroissent les capacités de surveillance du navire.

Pour un marin, une journée en mer typique peut inclure l’acquisition d’expérience pratique et de la formation en équipe, notamment dans le cadre de simulations d’incendie, d’inondation ou d’urgence médicale, qui sont des scénarios de lutte contre les avaries auxquels participent tous les membres de l’équipage. À titre de marins, les opérateurs d’équipement d’information de combat doivent aussi assumer des fonctions comme préposés aux cordages et membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports.

Dans le cadre de leurs tâches secondaires, les opérateurs d’équipement d’information de combat pourraient aussi avoir la possibilité de faire partie de l’équipe de plongée du navire, d’une équipe d’arraisonnement ou d’un groupe des opérations tactiques navales.

Lorsqu’ils ne sont pas en service, les marins peuvent faire de l’exercice et relaxer avec leurs collègues. Ils prennent leurs repas ensemble et ont chacun un accès personnel à Internet et à leurs courriels, en plus de pouvoir communiquer régulièrement avec leur famille et leurs amis au pays par téléphone satellite.

COUSINEAU : Lorsque le jeune opérateur va être assigné au bateau, il est assigné à une équipe. Cette équipe-là, il va travailler main dans la main avec à tous les jours. Donc, la camaraderie qui se développe avec son équipe est très forte. Beaucoup d’amitiés sont formées à bord du bateau.

En mer, les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) savent toujours ce que fait le navire. Ils travaillent en étroite collaboration avec les autres navires alliés pour partager l’information et dresser un portrait global de la situation.

Une fois leur formation achevée, les opérateurs d’équipement d’information de combat sont affectés à un navire basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou tout juste à l’extérieur de Victoria (Colombie-Britannique), à bord duquel ils mettent leur formation en pratique et s’intègrent à l’équipage du navire.  

Les opérateurs d’équipement d’information de combat doivent avoir un grand souci du détail ainsi que la volonté de s’instruire continuellement sur le nouvel équipement et les nouveaux protocoles.

De nombreuses possibilités d’avancement s’offrent aux personnes exerçant ce métier, y compris celle de se spécialiser en tant que contrôleurs aériens embarqués et ainsi veiller au contrôle des hélicoptères et des aéronefs menant des opérations avec le navire. Les opérateurs d’équipement d’information de combat peuvent aussi se porter volontaires pour servir à bord d’un sous-marin.

COUSINEAU : En tant que contrôleur aérien embarqué à bord d’une frégate canadienne, on travaille beaucoup avec les hélicoptères à bord du bateau, donc les Cyclones. On travaille main à main avec les pilotes et les opérateurs d’équipement à bord de l’hélicoptère pour leur donner une bonne idée de la situation tactique. Surtout, c’est pour s’assurer de la sécurité de l’hélicoptère qui travaille.

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) font partie intégrante de l’équipe des opérations et fournissent au capitaine des données clés pour mener à bien n’importe quelle mission partout dans le monde.

COUSINEAU : Dans la Marine royale canadienne, j’ai eu la chance de visiter des places que la population générale est pas portée à aller voyager. Donc voyager dans ces places-là, ça t’ouvre l’esprit. Ça te montre qu’il y a un monde en dehors du Canada. Et c’est très intéressant de pouvoir voir comment les gens vivent dans des pays qui sont pas visités assez souvent.

 

TITRE :
OPÉRATEUR / OPÉRATRICE D’ÉQUIPEMENT D’INFORMATION DE COMBAT (MARINE)

DANS LES FORCES CANADIENNES

Environnement de travail

En mer, les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) travaillent principalement dans la salle des opérations du navire, où ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours. À bord, ils vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en mer.

Comme tout le personnel de bord, ils font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent également aux opérations de recherche, de sauvetage et aux manœuvres pour récupérer une personne tombée à la mer. Ils sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et  exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Pendant les procédures d’urgence, ils agissent également à titre de membres de l’équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries en cas de brèche dans la coque du navire. Au besoin, ils peuvent aussi être appelés à faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC) ; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Pour en savoir plus sur l’instruction de base ici.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pendant environ 26 semaines, afin d’être prêt à remplir les fonctions d’opérateur de traceur embarqué – lutte anti-sous-marine. Cette formation porte notamment sur les éléments suivants :

  • Utilisation d’ordinateurs personnels
  • Théorie du radar et de la radio (niveau élémentaire)
  • Fonctionnement et vérification des systèmes radars
  • Technique de communication intérieure et extérieure
  • Préparation, mise en place et mise à jour des affichages tactiques
  • Mise en corrélation de renseignements tactiques
  • Utilisation de publications, de journaux de bord, de dossiers et de tableaux de situation
  • Collecte de preuves et de renseignements
  • Vitesse relative (niveau élémentaire)
  • Conduite des opérations de recherche et de sauvetage
  • Organisation de lutte anti-sous-marine

Instruction spécialisée disponible

Vous pourriez avoir la possibilité de suivre une instruction spécialisée si vous démontrez les aptitudes et les prédispositions nécessaires dans les domaines suivants : la planification et les procédures relatives aux réseaux tactiques, la mise en corrélation des données provenant des détecteurs et des services du renseignement, la gestion du personnel et leadership. Les cours offerts sont les suivants :

  • Techniques d’instruction
  • Plongeur de bord
  • Équipe d’arraisonnement de navires
  • Classification d’opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) pour les navires de la classe Iroquois
  • Cours élémentaire de sous-marinier
  • Cours de sous-marinier pour les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine)
  • Superviseur de la salle des commandes du sous-marin
  • Systèmes mondiaux de commandement et de contrôle – instructeur maritime

Instruction avancée disponible

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) pourront avoir la possibilité de se spécialiser en vue de devenir Directeur de la gestion de l’information. Dans un tel poste, elles relèveraient du commandement pour la gestion des réseaux d’information et la diffusion des renseignements de toutes sources. Les cours obligatoires sont les suivants :

  • Planification d’opérations et d’exercices – procédures tactiques
  • Interprétation des données provenant des détecteurs et des services de renseignement
  • Planification et gestion de réseaux

Instruction propre à la Marine

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Canada, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) servent dans la Marine royale canadienne. Leur travail consiste à aider et à conseiller l’équipe de commandement du navire en ce qui a trait à la navigation, à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavire et à la lutte anti-sous-marine, et ils sont responsables du fonctionnement des systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance à bord du navire. Lorsque les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service à un port d’attache des FAC au Canada.

Naval Combat Information Operator

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base et l’instruction sur l’environnement naval, les recrues de la Marine royale canadienne sont formées pour obtenir la qualification d’opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) à l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie‑Britannique, pendant environ 26 semaines.

Milieu de travail de la Force de réserve

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.