TITRE:
Technicien·ne en génie des armes
MATELOT-CHEF PASCALE BAUNE : Je suis le matelot-chef Pascale Baune, de Châteauguay au Québec, technicienne en génie des armes à l’unité de la maintenance de la flotte, à Esquimalt en Colombie-Britannique.
Les techniciens en génie des armes effectuent des travaux sur de nombreux systèmes qui sont essentiels aux capacités de navigation, de communication et de combat du navire.
Leurs responsabilités comprennent de simples procédures d’entretien de routine – et la vérification que les engrenages tournent et que les systèmes de combat sont opérationnels – jusqu’à l’entretien des systèmes informatiques qui les contrôlent. Ils sont aussi chargés de l’entreposage, du transport et du chargement de munitions, de torpilles et de missiles puissants, ainsi que de l’utilisation et de l’entretien de véhicules aériens sans pilote.
BAUNE : J’ai choisi technicien en génie des armes parce que c’était vraiment un mélange au niveau mécanique, électronique, que ce soit aussi l’hydraulique, la pneumatique. Je crois que ça couvrait vraiment tous les angles d’un métier que je voulais possiblement faire dans ma carrière.
De plus, les techniciens en génie des armes veillent au plein fonctionnement des systèmes de radar, de sonar, de communication et de réseau du navire en tout temps. La manipulation de clés, la mise à l’essai de pièces d’équipement et les réparations de réseaux sont toutes différentes facettes du travail à effectuer pour s’assurer que les communications électroniques circulent librement entre les plateformes. Ce métier convient particulièrement aux personnes qui aiment travailler avec de l’équipement mécanique et électronique et diagnostiquer les anomalies de systèmes complexes.
BAUNE : Je suis quelqu’un de très manuelle, donc de pouvoir démonter des équipements, les remonter, enlever certains équipements brisés, essayer de les réparer, pour moi c’était ce qui me plaisait le plus.
BAUNE : Je crois que j’ai un des métiers les plus importants pour la Marine, parce que sans les techniciens en génie des armes, on ne peut pas avoir un navire de guerre fonctionnel. Sans les systèmes d’armement, les systèmes de mise à feu pour pouvoir lancer des missiles… Nous sommes ceux qui font la maintenance sur l’armement, les systèmes de communications, les systèmes radar que – s’ils sont pas fonctionnels, on peut pas savoir où on se dirige… les systèmes de communications pour pouvoir communiquer avec la base qui nous donnent nos ordres de mission.
Mais ce n’est pas que la puissance de feu qui rend ce travail palpitant. Les techniciens en génie des armes ont aussi l’occasion de gouverner le navire.
À la fin de leur instruction professionnelle, les techniciens en génie des armes sont affectés à un navire opérationnel basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou tout juste à l’extérieur de Victoria (Colombie-Britannique). Leurs douze premiers mois à bord du navire sont consacrés à l’acquisition d’expérience pratique sous la supervision des techniciens plus chevronnés du service. Ils peuvent ainsi mettre leurs connaissances à l’épreuve en vue de recevoir une attestation professionnelle d’apprenti technicien en génie des armes.
Pendant leur apprentissage, les techniciens en génie des armes effectuent une rotation entre les 5 grandes spécialités du métier afin de se familiariser avec les systèmes de radar, de sonar, de communication, d’armement et de conduite de tir à bord du navire. Après quelques années, ils pourront s’occuper avec autonomie d’un bon nombre des systèmes essentiels aux capacités de communication et de combat du navire, et ils auront l’occasion de choisir l’une de ces 5 spécialités et d’approfondir leurs connaissances dans ce domaine de façon intensive.
Des occasions se présenteront aussi à eux qui leur permettront d’acquérir des compétences autres que celles rattachées à leur groupe professionnel.
BAUNE : Pour être un bon technicien en génie des armes, ça prend quelqu’un de passionné, quelqu’un qui est toujours curieux de vouloir chercher plus, et plus en détails, quelqu’un qui aime lire, qui est bon en mathématiques, et puis quelqu’un que ça lui dérange pas de partir pendant des mois et des mois en mer.
Pour un marin, une journée en mer typique peut inclure l’acquisition d’expérience pratique et de la formation en équipe, notamment dans le cadre de simulations d’incendie, d’inondation ou d’urgence médicale, qui sont des scénarios de lutte contre les avaries auxquels participent tous les membres de l’équipage.
Lorsqu’ils ne sont pas en service, les marins peuvent faire de l’exercice et relaxer avec leurs collègues. Ils prennent leurs repas ensemble et ont chacun un accès personnel à Internet et à leurs courriels, en plus de pouvoir communiquer régulièrement avec leur famille et leurs amis au pays par téléphone satellite.
BAUNE : Ce que j’aime le plus de mon métier, ben, c’est voyager. Lorsque je suis sur un bateau, d’aller à des ports différents partout à travers le monde, des places que j’aurais jamais, jamais pensé aller dans ma vie, puis découvrir des places fantastiques.
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Technicien·ne en génie des armes